‹ De la bienfaisance publique; (volume 5)Chapitre 24 sur 132 · SOCIÉTÉS SE ÏKKVOYAHCF. EN PB AS CE · texte numérisé non relu

SOCIÉTÉS SE ÏKKVOYAHCF. EN PB AS CE

tant des modes très difierens, qu'elles se soient donné des constitutions imparfaites. La société philanlrôpique, du moment où elle a pu entrer en correspondance avec elles, les a averties , les a aidées , dans la réformation de leurs plans. En provoquant la formation de sociétés nouvelles , elle leur a offert des directions sagement méditées. Elle a- désigné l'un de ses membres pour communiquer en son nom avec elles. Les sociétés de prévoyance qui veulent jouir de cet honorable patronage remettent chaque année leur état de situation à la société phi lan tropique; elles lui proposent leurs doutes; elles recourent à elle dans leur embarras. Toutefois, dans cette correspondance, librement et inégalement suivie, on a acquis la conviction que te défaut d'expérience et de calculs a généralement entraîné ces sociétés à' des concessions qu'il leur a été ou qu'il leur sera impossible d'accomplir. (1)

Les avocats dn barreau de Paris ont offert à là société philantropîque de donner gratuitement leurs avis sur les litiges qui s'élèveraient dans le sein des associations de prévoyance, et de les terminer ainsi par la voie de l'arbitrage ; de jeunes jurisconsultes se sont acquittés de ce paisible ministère, avec un zèle, une sagesse qui ont été dignement récompensés par le succès. Ces conseils sont trop souvent nécessaires , à cause de l'imperfection des statuts, qui laissent les droits dans l'incertitude , ou qui donnent ouverture à la fraude.

Les rétributions acquittés parles sociétaires sont généralement mensuelles, et roulent entre 1 fr. et 2 fr. 50 c. par mois; un droit d'admission est aussi payé à l'entrée.

La plupart de ces sociétés ont des capitaux placés. 48 d'entre elles possèdent aussi de 4 à 10 mille francs ; 40, de 10 à 30 mille fr. ; 16, de 20 à 30 mille ; six de 30 à 40 mille fr. ; et S au-delà de 40 mille.

Les secours garantis sont, dans toutes ces sociétés, destinés

(1) Voyez le programme publié par la Société philanlrûpique de Paris pour un prix proposé, sur la bases et les conditions d'associations applicables, las société* de secours mutuels et de prévoyance, sous la daté, du 27 février 18>S.

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à la maladie et à la vieillesse. Dans un grand nombre, ils*'é- . tendent aussi à la veuve et aux orphelins.

Le secours, eu cas de maladie, est de lfr. 50 c.àafr. SOc. par jour, ou de 2 à 9 fr. par semaine ; il est ordinairement limité, dans sa durée, à 3 mois; les pensions aux vieillards et aux infirmes, s'élèvent de 180 à 300 fr. par an; les vieillards y sont ordinairement admis à l'âge de 65 ans. Les secours alloues à ia veuve et. aux orphelins se proportionnent à la dorée du séjour qn'a fait dans- la société le membre défont.

On a soin de ne point laisser participer an secours, le sociétaire, malade ou blessé par suite d'intempérance, de débauche, de provocation, ou de rixe volontaire. Une cotisation extraordinaire est imposée, la radiation peut mente être prononeée, dans certains cas d'inconduite , prévus par leurs <réglèmens. Ces institutions exercent ainsi ■ dans leur sein une espèce de surveillance , de discipline morale.

Un certain nombre d'inspecteurs pris parmi les sociétaires, sont chargés du service actif près- des malades., et du sein de prendre des renseigaemens sur la moralité des candidats.

La forme d'administration est simple, économique : les syndics sont éluspar la société. D'utiles précautions sont prises pour prévenirla discorde entre les membres , les désordres qui pourraient troubler les assemblées, »u les abus qui pourraient les suivre.

Un grand nombre de ces sociétés se réunissent une fois l'an, pour célébrer en commun une cérémonie religieuse; plusieurs remettent à l'administration des secours publics un tribut pour concourir au soulagement des malheureux qui leur sont étrangers.

. Les sociétés de prévoyance formées à Paris,. ne comprennent point, comme les sociétés amicales d'Angleterre, dans i l'assistance mutuelle, les frais de funérailles; elles n'imposent point comme celles-ci, de cotisation spéciale à leurs membres pour les frais d'assemblées générales, et pour les repas qui en 'font' partie.

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..Qn ne "voit pas que les femmes y soient admises.,' on n'y découvre que. deux sociétés spéciales pour les femmes ^encore sont-elles peu nombreuses.

.X^siaMitutians.de censure se août répandues dans pUsienrs villes manufacturières du royaume ; mais leur. existence est à peine connue, -leur organisation, leurs effets sont ignorés (1). On en rencontre quelquefois dans les campagnes; il en existait du moins dans les villages des environs de .Paris; mais elles réunissaient principalement les ouvriers en batiluens, disposés de tout temps par d'anciennes traditions, A cette sorte /l'alliance.

De graves évènemeus.survenus, en 1834, dans la seconde ville, du royaume , y ont mis en lumière l'existence de-vastes associations qui présentent à quelques égards le caractère de f l'assistance mutuelle , qui en prennent même le titre , .mais dont le but par la suite s'estquelquefois étendu beaucoup .audelà .des secoursen cas d'adversité , et dont la constitution, comme la composition , sont essentiellement différentes de celles qui viennent d'être indiquées dans les sociétés de prévoyance. Ainsi, la société diTè"*ÏÏes mutuelliHet comprenait exclusivement les chefs d'ateliers pour la fabrication des soieries ; elle embrassait la totalité de ces chefs; elle Je$ distribuait en sections, sous «ne organisation hiérarchique; elle Ses appelait surtout à se eoûcerter pour luire valoir leurs in- térêls, dans les. stipulations relatives aux prix de fabrication. Les membres do celte vaste associa lion, propriétaires de^méliers, jouissent d'une certaine aisance; quelques-uns, même possèdent des capitaux considérables ; l'assistance mutuelle , en cas de maladie ou de vieillesse, ne pouvait être ici qu'une ebose accessoire et accidentelle. Une seconde, association aussi universelle que la .précédente , mais encore plus qojn-

! (1) M. Villermé, niemhre de l'Académie des^sciencei morale» et politiques, ' , - Jont lei U-avûu» ont été déjà si uliles à la Gjatialique, t'est occupé de rat)licrT f Ira :ur ce sujet peu connu et difficile à connaître.

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