‹ De la bienfaisance publique; (volume 5)Chapitre 25 sur 132 · M 8EC0BDK PARTIR. I.ITM II. CHU. II · texte numérisé non relu

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breuse, réunit , sous le litre de ferrandinieri , les- ouvriers compagnons travaillant sur la soie; elle a essentiellement -un but semblable à celle de. la précédente;. mais les cas qui peuvent réclamer des secours doivent s'y présenter plus fréquemment. L'exemple donné à Lyon a été suivi dans les villes où le même genre dé fabrication s'est étendu , comme à Saint- Etienne , et s'y est produit sous les mêmes formes.

Parmi les nombreux services que rend à la classe ouvrière la Société industrielle de Nantes, et qui lui mérite tant de reconnaissance, figure la création d'une caisse de secours mu* tuels, dont elle publie annuellement les comptes.' Un tel patronage mérite d'être cité pour modèle.

Toutes ces associations ne produisent pas au reste des ré- ~V sultais dignes d'éloges. On cite, entre antres, des cotisations et abus dans une des principales villes manufacturières du département du Nord, par les ouvriers et les artisans, dans le but de s'assurer des secours mutuels, qui règlent leurs comptes, deux fois l'an, sur la table d'un cabaret. « Là, on met à a. part la somme réputée nécessaire pour le secours des soie çiétaires infirmes pendant le semestre; et ce qui reste de « fonds libres se consomme à l'instant dans un b anquet fra- « terne). » (i)

Les caisses de retenues généralement établies en France, pour les employés des administrations publiques , sont de véritables sociétés < de prévoyance, avec ces modifications, que l'autorité publique lésa érigées, que la participation est obligatoire , et que ces caisses reçoivent une subvention plus ou moins forte sur les fonds publics. Ces caisses sont destinées à des personnes ordinairement assez aisées. Mais leur expérience peut .être profitable aux sociétés de prévoyance formées pour les ouvriers. Malgré les subventions qu'elles reçoiventdes fonds publics, elles éprouvent des déficits

(1) De Corgan'uatiort sociale , etc. , par M. Emile Vincew. Paris , 1830.

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toujours croissans, parce que les calculs d'après lesquels elles ont réglé le rapport des cotisations versées, aux pensions accordées, reposent généralement sur les tables de Duvillard. Le mécompte a dû être, pour elles, encore plus sensible, parce que la classe des employés est Tune de celles où la mortalité est la plus faible. Leurs calculs ont été aussi malheureusement trompés par les révolutions politiques qui ont si souvent influé sur la destinée de ces hommes estimables.

t Avantage* dtsiociétés de prévoyance et d'asiistance mutuelle.

Le nom si heureusement choisi que ces sociétés portent en Angleterre, dit le bon vicaire de Sunbury, le révérend James Cowe (1), <s Celui de société* amicale», a déjà quel- « que chose de sympathique avec l'associabilité naturelle a « l'homme ; il excite sa compassion pour ses semblables eti " proie à la maladie 'ou au malheur; il l'invite à partager s « leur affliction. Les sociétés amicales, dit sir Morton Eden(2)r.

* sont fondées sur le véritable principe qui doit présider à la « bienfaisance publique ; celui qui tend à rendre les pauvres ...

* capables de pourvoir eux-mêmes à leur entretien : en le re- « connaissant, elles prouvent qu'il est non-seulement prati- « cable, mais populaire. Il a été convaincu par l'expérience*. ■ dit-il encore , que le bien-être de tous ceux qui ont pris

< part à ces institutions est très grand ; qu'ils sont rangés 5 dans leur conduite , de bonnes mœurs, sobres; que par a conséquent ils sont heureux , et des membres utiles de la « société; tandis que ceux qui n'y sont pas associés et qui se

< reposent sur les secours des paroisses , vivent dans ,1a » fange et dans- la misère, sont souvent entralnés'à tenir

(1) Sur Vital dit pauvret, et U moyen de l'améliorer. \oy. la traduction cm fonçrii, duu le Recueil des établ'tsitmcni d'humanité; tome xm, page 142, (3) Etat des paiirrei, M' Hialoire, etc., I, H, ch. S.

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k une mauvaise conduite , à commettre des désordres et « même des crimes ; malheurs dont la ressource assurée des « sociétés amicales les aurait préservés. » Thomas Ruggtes recommande ces associations, et, suivant lui (1) « aucun acte « de la législature anglaise sur les indigens, depuis le 68 stak tut d'Elisabeth, n'a produit autant de bien; l'encourage- « ment que les iudigens en reçoivent est précieux pour eux , « et ils le reconnaissent eux-mêmes ; car ils se présentent « en foule, et manifestent le plus vif désir de devenir membres « de ces sociétés de bienfaisance mutuelle ».

La société philamropique de Paris, dont l'autorité est si grande dans les questions relatives au soulagement de l'humanité, et qui s'est trouvée, par une longue expérience, à portée d'observer les effets des sociétés de prévoyance dans la capitale, les recommande avec une conviction profonde de leur l utilité. « C'est , dit-elle (2) , une loterie très morale où per- « sonne neregrette la perte de sa mise; se suffire à soi-même jt« est un rare privilège : l'homme qui sent le besoin d'un apte puî, le cherche dans sou semblable; il reçoit, sans rougir, « une part qui lui appartient , le secours de l'association « dans 'laquelle il a contribué de ses économies, de ses pria valions , au bien de tous ».

Le révérend James Cowe n'hésite pas à affirmer que les sociétés amicales ont évité, en Angleterre, le sacrifice de plusieurs millous de livres sterling , qui eussent été distribués en secours publics. Les enquêtes faîtes par ordre du parlement britannique ont constaté que les membres de ces sociétés ne se présentent point aux paroisses, pour profiter de la taxe des pauvres (3). On n'a pas d'exempte à Paris qu'aucun membre d'une société de prévoyance se soit présenté à un bureau de bienfaisance pour être admis aux secours à domicile.

(1) Histoire des pauvres, lettre 40.

(3) Voyez le programme cj-detsos cité.

fî) Voyetles rapports faitj à la chammbre dei communes eu 1817 el 1818, et lei documena à l'appui.

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