‹ De la bienfaisance publique; (volume 5)Chapitre 30 sur 132 · IOS · texte numérisé non relu

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Il reste maintenant à savoir de quelles applications ces basessont susceptibles. Le mathématicien anglais, auquel nous les empruntons , fait remarquer lui-même que les différentes tables n'ont été dressées ni pour un nombre égal d'années, ni pendant des années correspondantes. Halley a dressé la sjenne d'après les observations faites à Breslau, de 1687 à 1692; Simpson, sur les registres mortuaires de Londres, de 1728 à-1738; Kcrseboom, sur les annuités de Hollande, pendant le cours.de 125 ans; le docteur Price, sur des registres tenus à Northampion, Nbrwicta, Holy-Cross, Gbester, à divers époques; Sulsmich, d'après des registres mortuaires tenus à Vienne; pendant 8 'ans ; à Berlin , pendant h ans ; à Brandebourg , pendant 50 ans ; et d'après les observations relevés en Suède par Wargentin , de trois ans en trois ans, depuis 1757 , jusqu'en 1775 ; enfin , Muret, sur des registres de &3 paroisses du canton de Vaud , de 1756 à 1766.

Le même auteur fait aussi'judicieusement observer (1) qne les tables dressées d'après les registres des décès, ne sont correctes que lorsqu'il y a peu de fluctuations dans la population d'une contrée , et lorsque le nombre des naissances se maintient au niveau de celui des décès. Lorsque le nombre des

(10 Voyez la Théorie dis annuité*, Me, par H. F: Bailj, traduction îtatjwe; tome i*% pages 6 et suivantes, tome n, page 149 et

EMPLOI DES 'lABLES »£ ■OBT-aXlUt. 132

personnes qui quittent une localité excède le nombre de celles quis'y établissent, ou lorsque le nombre des naissances excède celui des décès, la vie probable, indiquée-.. par les tablas sera trop courte. La vie probable sera trop longue, dans l'hypothèse contraire, et c'est celle qui est ordinaire dans les villes.

Les tables dressées d'après la proportion qui existe entra le nombre des morts à tous les âges, et celui des vi vans, aux mêmes âges, ne sont pas affectées des mêmes incertitudes. Malheureusement , nous possédons peu de dooumens officiels dressés dans ces conditions.

On est donc contraint d'avouer , aveo regret,, que les tables . dont la science dispose jusqu'à ce jour,, présentent, ©«.général, des inexactitudes qui deviendront de jour en jour plus sensibles.

Elles sont du moins toutes d!aocord sur un point fort essentiel ; elles montrent que partout la longévité est beaucoup plus considérable chez les femmes que chez les hommes, et les- observations concordent aussi à prouver qu'elle est plus grande chez les femmes mariées qne chez les célibataires.

De remploi des tables de mortalité, danstes sociétés de prévoyance.

L'extrême variété des résultats que donnent les tablas dressées avec tant de soin,, avertit déjà les sociétés de prévoyance, des précautions* qu'elles doivent, prendre, avant de façonner aux. calculs d!apnè&. lesquels elles promettent des pensions- et des- secours.. On voit, que la base ne saurait être la même , si l'on opère d'après des têtes choisies , ou d'après la mortalité générale ; si l'an évalue les probabilités- Relatives à rus ou, à l'autre des deux sexes pri^9épsa«uent,,on àttous

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