‹ De la bienfaisance publique; (volume 5)Chapitre 43 sur 132 · NOMBRES · texte numérisé non relu

NOMBRES

~ïôo

Attachés i l'horlogerie et à la bijouterie. . .

Sans profa

mon ou de profession inconnus .

1* Sexe:

To "

3" État tivit .•

'Totmw

Étrangers.

4" Nationalité:

Autrei étrangers, ou uns dëii-

Les rembourseniens doivent ' être demandés 3 mois d'avance.

Un fonds de réserve doit être accumulé jusqu'à ce qu'il s'élève au dixième des fonds déposés. (1)

(1) Voyez la Notice publiée ptr M. Hentseh, ancien président de l'admi.

caibsib d'épaugkes eh SUISSE. 197

Les fonds déposés dans la caisse sont employés en prêts sur hypothèque dans le canton, et en papier de commerce sur Genève ; tout placement sur fonds étrangers est interdit. Les placemens Hypothécaires sont maintenant préférés aux effets de commerce. En 1829, les premiers s'élevaient à 3 millions et demi de florins; en 1836, à k millions ; en 1839 les seconds montaient à 3 millions; en 1836, à un million et demi.

D'après les statuts, les dépôts restent engagés pour une année, et les déposans, avant de retirer, doivent prévenir 3 mois d'avance^ Dans la pratique, la caisse se prête aux besoins des déposans, et leur rembourse le premier lundi qui suit la demande ; mais cette concession est purement facultative.

L'intérêt payé au déposant est de 3 p. 0/0. Il ne commence *à courir qu'à compter du 1er du mois qui suit le jour du dépôt. Le dépôt porte intérêt dés qu'il s'élève à 50 florins : les fractions d'intérêt représentées par l'intervalle qui s'écoule avant le 1" dn mots, et par les sommes moindres que 50 florins, servent en partie à couvrir les frais; chaque versement est limité à 5 florins pour minimum, 500 pour maximum ; le même déposant ne peut verser plus de 500 florins par année, ni avoir à son compte dans la caisse .au-delà de 2500 florins, (l) '

Le mode d'administration de la caisse d'épargnes de Ger nève lui donne le caractère d'un établissement public, spécialement protégé par le gouvernement du canton. Elle est régie par 15 administrateurs que désigne le conseil d'état.

On voit dans le canton d'Argovie, des sociétés dont les membres s'engagent à voter une somme pins ou moins déterminée, par semaine, par mois, ou par année.

La caisse d'épargnes de Neufchâtel est remarquable par

oislrilion de la cuisse d'épargne! de Genève, et autographiée dan* cette ville. (1) Le florin de Genève équivaut a 48 centimes de la monnaie de France, et a bâti 2 ranpen, monnaie de Suuie.

108 SBCOKBR PÀBTIB. UVKK II. CIIAP. IV.

le nombre de sel succursales. Elle eu compte jusqu'à quarante. Des correspondons disséminés, dans les différentes paroisses, y recueillent les dépôts et les envoient chaque mois à la caisse centrale. Quelques autres caisses emploient aussi le ministère des receveurs placés dans les communes rurales; et le plus souvent ceux-ci remplissent gratuitement cet office. A l'aide du ces agens, la bienfaisante influence des caisses Helvétiques te répand jusque dans les campagnes. Elle a été vivement appréciée dans un certain nombre de communes rurales. De simples villages ont même essayé de s'approprier une institution qui jusqu'alors semblait réservée aux villes, et de la faire 6ervir à la prospérité de l'industrie agricole. En gravissant le Jura, on découvre sur l'un de ses coteaux les plus élevés, une commune presque ignorée, qui, depuit'vingt ans, s'est constitué une petite caisse d'épargnes. Celle commune est celle du Cbenît; elle se compose de plusieurs hameaux, et chacun élit nn directeur de la caisse parmi leurs habitans. Sa caisse d'épargnes a été instituée dès 1816. Un compte, publié en 1826, annonce que ce modeste établissement possédait alors une somme totale de 20,500 fr. déposée par les villageois. Les' fondateurs contribuèrent chacun pour une somme de 5 francs, et formèrent ainsi une réserve de 575 fr., qui suffit aux besoins du service. On ne signale ici aucune protection du gouvernement, aucune dotation importante-, mais on a constaté des résultats précieux fc connaître. D'heureux changemens se sont opérés dans les mœurs de la classe ouvrière ; les petites propriétés rurales se sont libérées des dettes hypothécaires qui les grevaient; les cultivateurs ont pu se ménager des ressources pour faire, dans l'exploitation, des avances fructueuses. Les fondateurs se plaisent a citer les noms des sujets économes et laborieux ; la société les considère, dit-elle, comme ses enfans de prédilection (1). L'observateur qu'anime l'amour de Inhumanité

(1) Voyu UFeuille du canton de Vuid, u. ISS et 160, page 103.

ne doit pas négliger ces exemples inaperçue, quelque faible que soit leur importance, lorsqu'ils sont uniques et qu'ils renferment le germe d'une vue nouvelle et utile.

Cause d'épargnes de Paru.

La caisse d'épargnes de Paris mérite une attention particulière, et comme ayant été le type de toutes celles de la France, et a raison de l'importance qui lui est propre.

C'est à la suite de grands revers et de grands malheurs publics, que la France, en 1818, vit naître dans son sein l'institution des caisses d'épargnes qui renfermait des germes féconds pour l'avenir. Il est juste de rappeler que les exemples récemment donnés par Londres et Genève, contribuèrent particulièrement à déterminer cette création. Elle offrit un beau spectacle. Un homme de bien que pendant un demisiècle nous avons vu constamment le premier à l'œuvre dans tous les établi sscmens utiles à l'humanité, et an nom duquel la reconnaissance publique a pour toujours attaché la gloire la plus pure, le duc de la Rochefoncault-Liancourt donne le signal. A sa voix, les citoyens les plus honorables se réunissent ; les vingt premiers fondateurs dotent chacun laxalsse naissante de 50 francs de rente sur l'état: les dons de nombreux souscripteurs viennent accroître cette dotation, an point, qu'elle suffit à couvrir' les dépenses d'administration, et à garantir aux déposans la conservation de leurs fonds contre les chances des accidens possibles. (1)

L'acte constitutif fut signé le 22 mai 1818; une ordonnance royale du 29 juillet suivant conféra à l'établissement Un caractère public et légal ; les bureaux s'ouvrirent le dimanche - 16 novembre de la même année-,

»4# ÏMOOfr.de

200 SBCOBDB râJiTlK. LIVRE II. CHAP. IV.

Les statuts ont, depuiscelte époque, éprouvé plusieurs modifications, suggérées par l'expérience, ou commandées par les évènemens ; ces modifications oui donné lieu aux ordonnances royales du 30 octobre 1822, 3 juin et 3o décembre 1829, 16 juillet 1833, et 17 mars 1835.

Indépendamment de la caisse centrale, l'administration a établi douze succursales tant dans l'enceinte de la capitale que dans la banlieue.

La. caisse centrale et les succursales de Paris sont ouvertes aux déposans les dimanches £l lundis; les succursales de la banlieue sont ouvertes le dimanche seulement.

Chaque dépôt peut être de 1 franc à 300, sans fraction; aucun déposant ne peut avoir à son compte une somme supérieure à 3000 fr. en capital (1). Le déposant reçoit un livret numéroté et contresigné par l'un des directeurs, énonçant le nom du déposant, la date et le montant du dépôt et du remboursement. , Aucun déposant ne peut, en son nom personnel, être titulaire de plus d'un livret. (2) - ,

Les intérêts courent à' dater de quinze jours après le versement (3), sur toute somme de 1 fr. et au-dessus ; et se capitalisent d'année en année. Le taux de l'intérêt est réglé chaque année par le conseil des directeurs (4); à l'origine, il fut fixé à 5 p. 0/0; il est à A p'. 0/0, aujourd'hui que le cours des effets public, et l'agio des effets de commerce sont redescendus par le retour du crédit, et que la caisse elle-même perçoit un semblable intérêt de 4p. Oj'û pour ses versemeos au trésor. * Toute somme déposée est restituée en capital et intérêts, sur la simple demande de l'exposant, dans le délai de 10 jours.

La caisse, dans l'origine, plaçait en rentes sur l'état le . montant des depuis qu'elle avait reçus. Si le montant des

(1) Art. 31 dc-s statuts; ordonnance* royales du 3juin 1829 et du lff juillet 1833.

(2) Id. art. 88.

. (3) Ordonnance royale du 17 mars 1836.

(4) Aii. 41 dus simula.

CAISSE D'iPASAKU DE PARIS. SOI

sommes versées par le déposant suffisait pour lui acquérir une rente (1), on l'achetait en son nom, et on la tenait à sa disposition; dans le cas contraire, la rente achetée par la masse réunie des dépôts inférieurs était acquise pour le compte de la caisse. Cette marche Tut avantageuse aussi long-temps que le crédit public fut dans un progrès continu ; l'expérience fit reconnaître les inconvéniens et les dangers de ce système, lorsque le mouvement ascensionel du crédit viendrait à s'arrêter. Le cours des rentes est sujet à des variations qui eussent porté préjudice, en cas de baisse, à la caisse et à ses dé- . posans; il'eût pu même, et des exemples en sont survenus (3), éprouver momentanément une chute qui eût compromis l'existence de l'établissement. De telles institutions ne doivent rien donner au hasard ; elles ne doivent exposer à aucune inquiétude ceux qui lui accordent leur confiance. Le gouvernement se prêta, par l'ordonnance royale du 3 juin 1829, que confirma bientôt après l'art. 6 de la loi des finances pour le budget de 1830, à faire jouir les caisses d'épargnes en France, d'un avantage analogue à celui que le Parlement d'Angleterre accorde à celles de l'Empire Britannique. Un crédit direct fut ouvert aux caisses d'épargnes sur le trésor, en compte courant ; un intérêt fixe leur fut assuré pour les sommes par elles versées; le trésor s'engagea à rembourser sur la première réquisition. L'intérêt payé par le trésor a été, depuis cette époque, constamment réglé à U p. 0/0. Depuis cette époque aussi, la loi du S juin 1835, par son article 3, et celle, du 31 mars 1837, par son article 2, sont venues confirmer cette disposition en la généralisant.

La caisse d'épargnes de Paris jouit d'une dotation de 62,335 francs de rentes sur l'état (3), qui provient tant des dons

(1) Celle rente était d'abord au minimum de 60 !<:, puis a celui de 10 fr. par l'effet de l'on. 24 de la loi du 27 août 1822.

(2) La crise survenue en 1830 a justifié cette prévoyance.

(3) .Vojei les Rapport et comptes-rendus, présentés a l'assemblée générale du 31 nui 1838, imprimés et publiés à Paris, 1838. '

£Q3> SECOItDE PAATIE. UTW) II. CBAp. IV.

qu'elle a reçus, que des bénéfices qui sont résultés pour elle de J'élévatbn progressive du cours de la rente jusqu'en juillet $829. Ce revenu couvre la plus grande partie des frais de gestion, (1)

.L'établissement est gouverné par un conseil de vingt-cinq directeurs qui se réunissent au moins une lois par mois; par un comité de direction qui se rassemble deux fois la semaine; et par des administrateurs qui font alternativement le service des jours de versement. Les fonctions des djrec- . leurs et des administrateurs sont gratuites. (S).

Os voit que la caisse d'épargnes .de Paris offre aux dépo- Mns des avantages plus sensibles que celles de Londres et de Genève : elle procure un intérêt plus élevé; elle se réserve une moins forte retenue pour les dépenses de gestion. Elle laisse: à quelques égards aussi plus de latitude aux déposons. Les directeurs et administrateurs de la caisse de Paris font un service plus actif et plus étendu, que les administrateurs des banques d'épargnes d'Angleterre. Paris et sa banlieue réaffirment presque autant de succursales que Londres a de banques d'épargnes indépendantes, La première de ces deui combinaisons a l'avantage d'obtenir à-la-fois plus de aimplicité, plus d'harmonie dans ses opérations, et une notable éco nonne dans les frais ; le nombre des versemeus dans la caisse de Paris et ses succursales est presque égal, ea ce moment, ' à celui des versemens qui ont lieu dans les seize banques de ÎLondres, et cependant les frais de la première ne s'élèvent -

(1) Il est pourvu au surplus par une subvention de la Tille de Paris pour U éastae ie 16,003 frêne», et par le preduit de l'intérêt dei venmMos pendwilejquinn premier» jours; U totalité de> fraii pour kt eaissc centrale t* ses succursales s'élève a environ 75,000 fr. par an.

(M Le doc de la jtochefoucault-JUaaceurt a le premier rempli les fondions de préaident du ennsei). A sa-qwri, il * été remplacé par *»n digne aaai, M. Benjamin Deleewrt, qui avait esaeUielknaent concouru avec lui i la créa— {M», et qui te premier « fait «natitfe lat rwWiimkuti 4m Catien d'épargnes de Londres et de Genève.

C4JSSS n'ip*»«pEs ■ B* PAEJS. 903

pas an 1/6" de ceux que supportent les secondes. Mais le mérite éminemment propre à l'établissement formé dans la capitale de la France, c'est la perfection de son système de comptabilité, et l'ordre vraiment admirable qui préside aux immenses détails de son service. (1)

Le mode de comptabilité adopté dans^cet établissement a été le fruit de quatorze années d'expériences, de nombreux essais, et du conseil d'hommes habiles. Il consiste essentiellement; 1° à ouvrir à chaque déposant un compte courant, tenu en double, par des employés diiïerens, mais sur le même mu- ■ dèle ; 2° à former, chaque semaine, un compte général, par chaque millier de comptes particuliers. Chaque millier de comptes est réglé et capitalisé tour-à-tour, pendant le cours de l'année, et dans la semaine quisuit la date de son échéance. Les bordereaux de versemens et de remboursement servent à établir la balance hebdomadaire des comptes courans. Le compte général de chaque mille est balancé chaque mois et chaque année au 31 -décembre. L'exactitude de la balance mensuelle est confirmée par le relevé des soldes de tous les comptes courans. De la sorte, les écritures sont constamment à jour, et le relevé dressé à la fin de l'année donnant un résultat parfaitement semblable à celui des balances hebdomadaires et mensuelles, fournit la preuve incontestable de la régularité de' toutes les écritures relatives aux déposans. L'administration connaît, à chaque instant, la situation précise de l'établissement, celle des nombreux intéressés qui lui confient leurs dépôt»; ceux-ci n'ont pas à redouter la plus légère erreur dans les calculs qui le? concernent, et 60,000 comptes sont ainsi tenus avec la plus rigoureuse exactitude, sans confusion comme sans relard. (2)

(1) La banque de Londres, dont le service est le plus étendu, ne reçoit pu plus de 700 versement par jour; la caisse de Paris en reçoit souvent plus de

(3) L'élahlùsemeBl ie ce système est put tieulièremen t dû à M. A. Prévost, agent général. On en peut voir le détail dans sa Hotice déjà citée, f, 89.

3,9,t,zedo,GoogIe

204 SBCOKDE PARTIE. LIVEB If. CUAP. IV.

Il est impossible de se faire une juste idée du service de cet établissement et du mécanisme de ses opérations, stj'on n'en a pas été témoin de ses propres yeux, un jour de versemens. Il tant voir ces milliers 3e déposans se succédant l'un à l'antre, sans trouble et dans le plus profond silence; les uns, ceux ' qui font un premier dépôt, présentant leur somme, signant sur le registre, recevant leurs bulletins en retour, pendant que, sur le livret qui leur est destiné, on inscrit le nom et la somme ;.. d'autres- apportant un nouveau dépôt, et remettant le livret qui est déjà en tour possession, pour y faire ajouter la somme qu'ils apportent; d'autres venant, leur bulletin à la main, retirer le livret qui leur a été préparé ; d'autres venant annoncer qu'ils redemandent un remboursement} chacun d'eux, servi à son tour avec célérité, avec égards, et sans qu'il y ait aucune méprise, aucun oubli ; les écritures commençant au même 'instant, par les bordereaux qui se dressent à mesure, par les énonciations portées aux livrets; toutes ces opérations exécutées en présence, avec le concours et sous la signature des administrateurs, et tout cela en un petit nombre d'heures.

Le concours des déposans à la caisse d'épargnés de Paris, et le montant des sommes déposées, ont offert, depuis l'origine, le progrès suivant:

Anne».

Nombre de* venemen*.

Sommas versés».

Oc.

t d'ÉPABOKKS DE PA.MS.

Town*

Deux circonstances expliquent la diminution qui s'est fait remarquer pendant le cours de l'année 1 837 : l'une est l'embarras général qui s'est manifesté à cette époque dans les opérations do commerce et de l'industrie, par le contre-coup de la "crise qn'ont éprouvée les Etats-Unis; l'autre une sorte de terreur panique, que des intérêts privés, des passions politiques, favorisées par la crédulité et l'ignorance, sont parvenus à exciter, à cette époque, dans le sein de la classe laborieuse. Cette terreur a été telle que pendant le mois de mars 1837,

Lieûned'épargnesdePirinranbciurai.. 6,406,000 franco et pendant la moi» d'avril 6,800,000

Total en deu* mois. .11,264,000

Mais cette crise n'a été que passagère; elle a servi d'éprenve à la solidité de l'établissement ; elle eu a confirmé le crédit. Les reroboursemens demandés ont été effectués avec une telle exactitude et une telle célérité, que la confiance s'est bientôt rétablie. (1)

Malgré ces circonstances contraires, le nombre des déposons s'est encore ■accru, en 1837, de 4080.

Déjà, pendant les six premiers mois de 1838, les versemens se sont élevés à 15,118,490 francs.

Depuis son origine, la caisse a délivré 263,301 livrets.

Elle en a remboursé 178,423.

(Ij On peut voir les détails relatifs à cette orbe, dans le rapport fait parM.De- ItiMTt a TasKinblée générale de niai 1837, inr la opérations de l'année 1 836.

506 SKCtlftSls FASTIÊ. «VTlt II. CSA*. IV.

Les livrets, en émission au SI décembre 1837, étaient au nombre de 84,878.

La moyenne de chaque versement a été en 1857, del49fr.; Celle des rembonrsemens, de 496 fi".; Celle du montant de chaque livret, de 597 fr. Un relevé statistique a été -dressé, au. 30 juillet 1852, des professious diverses des déposans qui avaient alors des comptes ouverts à cette caisse.

Sur 20,742 déposans,

7,811 appartenaient à la datte dea oittrier»; «,238 à celle dea domestiques ; 4,423 n'avaient déclaré aucuns profession ; l,41f appartenaient à là classe commerçante ; ï,088 k celle des employés ; 643 a. de) profeuions savante*; 8*3 étaient militaires; , 80 magistrats ou hommes de loi ; 16 eeelésiastiques au aiembres de congrégations religieuses.

La plupart des Individus sans profession désignée, parmi les adultes, doivent être comptés au nombre des ouvriers, et presque tous ceux qui sont comptés dans les professions commerciales, sont des commis de magasin ou des demoiselles de boutique ; on peut donc évaluer quc.plus de la moitié des déposans appartiennent aux professions industrielles, et tin peu plus du 1/4, à la domesticité.

Parmi les ouvriers déposans figuraient en première ligne, Savoir:

1* Ouvriers pour l'habillement. 1,063

2° Ouvriers en bâtimens 848

3° Agens industriels ' 8Î>0

4« Lingerie, modo, nouveautés, toilette. «M

5° Orfèvrerie,, bijouterie. .......... m ... . MO.

0° Toiture. 426

7° Papeterie, imprimerie, librairie '. ■ 424

0° Métaux; 1er, acier 333

A rcpvrtsr: , . . 5,7(1(1

oAISSË D,E>A*CMt» n mti.

- BtjMH. . . . 0,719 S" Comestibles el liquides it.u.n.i.. 344

11° Meubles, tapisseries. 208

12° Tsbletterie 1S1

13° Agriculture, jardiniers du nuira icbers 121

En comparent ce tableau à celui des indigens de la capitale, on remarque que les professions qui comptent le plus d'indigens sont aussi celles qui donnent le moins de déposans ', telles sont celles des cordonniers, des boulangers, des journaliers, des chiffonniers. (1)

Le nombre des déposans, créanciers de la caisse, se reparaissait entre les deuj. sexes, à la même époque, de la manière suivante :

Adultes. Munari. Total;

On voit que le nombre des femmes est presque égal à celui des hommes; cependant, en général, les travaux qui les occupent sont bien moins lucratifs; de plus, dans l'état de mariage c'est ordinairement l'homme, chef de la famille qui gère, dispose.- Il semble donc résulter de cette observation, que les femmes sont, du moins à Paris, beaucoup plus économes, ont beaucoup plus d'ordre que les hommes.

On voit aussi, par le grand nombre de dépôts faits pour les mineurs, combien le sentiment de la paternité porte à. l'esprit d'ordre et d'économie. (2)

En 1837, On trouve que, sur 8466 sonretOx livrets,

(1 ) Vojra d-deiant 1* pwtie, fi», 1", thap. 4 ; article 8, $>. (2, Les ouvriers se sent d'abord présentés en très petit littmbr* ; en 1928, ils ne figuraient que pour 1(9 des déposaos, en 1827 et 1828 que peur 1]3. Parmi les mineurs dépanm, il en est 283 qui exercent déjà des profession)

. indus! neOm.

208 Bicomis PASTIS. UTILE II. CHAP. tv.

8417 appartenaient à la Classe ouvrière; 2183 à des domestiques ; 560 à des employés et commis ; 213 à des militaires :

2081 à des professions diverses;

2 à des sociétés de secours mutuels.

Les succursales établies dans les deux arrondissemeos de Paris, qui sont plus spécialement habités par la classe onnière, sont celles qui , en 1837, ont reçu les sommes les pins fortes:

Celle du 8* arrondissement. . 1,979,000 franc*. Celle du S" là. 1 ,870,000

Les mineurs figuraient dans ce nombre, savoir :

.Apprentis, pour A4 <

idWrieri 184 1 de militaires. . '. . 121

Professions diverses 423/

Ces proportions se maintiennent à-peu-près constantes. Cependant, depuis que le maximum des dépôts a été élevé a 300 fr. par versement, on voit croître le nombre des employés, on voit se présenter une classe de rentiers et de propriétaires dont le plus grand nombre verse le maximum, et qui forment le 1/15' environ du nombre total des déposans.

Il est intéressant d'examiner, soit quel est le montant des comptes ouverts, Boit celai des dcpSîs versés.

Au 31 décembre 1832, le nombre des comptes ouverts se distribuait comme il suit ;

e 100 limes ; 7,882 ccrnpK

De 100 francs ■ 600 14,883

De SOI francs à 1,400 j 3,779

De 1001 francs à 1,600 775

De 1BOÏ francs à 2,000 i 245

De 2001 et 10-dessuj par l'accumulation des inlérêU 135 30,802

CAISSSS D'ÉPAÏONKS DXS BtHBTOMlKS, 209

Sur 1000 versemens faiia en une seule fois, ifyea a à-peuprès :

Del fr.ito &*»«.. 1» 1/4 jbq

De5J à 100 Crama.. le i/a i70

De 101 à 200 franc*. le l/« 170

De 201 1 100 fi™». ]c,2/5 410

Et 370, plus du tiers, parmi ces derniers versemens, du maximum : ce qui semble annoncer que, du moins dans l'état actuel des choses, les pins petites épargnes sont proportionnellement moins nombreuses.

Dans l'origine, chaque déposant pouvait verser jnsqu'à 600 fr. à-la-fois. Ce maximum hebdomadaire, fixé à 100 file 7 février 1825, et à 50 fr. le 12 juin 1823, a été reporté à 300 fr., le 25 août 1833.

Les remboursemens sont opérés à la demande des déposans.

Caisse» ftpaipui dans les d^partemen» de la France.

On est étonné de voir, tout ensemble, et avec quelle lenteur, d'abord, l'institution des caisses d'épargnes a été accueillie, en France, dans les dcpaitemens, malgré l'exemple de la capitale, et avec quelle subite et générale émulation elle s'y est plus lard propagée.

Depuis la création de la caisse de Paris, en 1818, il en a été autbrisé,pourles départemens , savoir :

En 1810 ... ... a,

1828 , )38 en 15 a

BRC05BE MATI*. LIT1B U. CHAT. IY.

Eq 1834 .- 4SI

183B M Mlm*im

isss * as

Le nombre des succursales existantes à la fin de 1836, était de 96.

Celle de Loiu-le-Sauluier (Jun) en irait une dans chacun des $3 \

cantons du département 321

Celle dé CMliUon-sur-Seine (Cote-d'Or) '. 131

Celle de Senti» (Oise) 0 B9

Celle d'Amiens . -... ,, 1 ,

Celles de Meaux, de Montargis, de Fougères, chacune S, ensemble 18 I

Celles de Beauvaia et de Saint-Dié, chacune 6, ensemble. . . . 10/

Elles sont loin, oommeon voit, d'avoir atteint l'extension désirable ; mais, on est fondé à espérer qu'elles se multiplieront à l'avenir.

Les 222 caisses des départemens,' qui existaient au 31 décembre 1836, se répartissaient comme il suit, entre les départemens >

I Ile-et-Vilaine . . .

chacun 0

Pas-de-CMais . . ,

Charente- inférieure

Côtes-du-Nord. . .

Loir-et-Cher. . . .

Sri De -Inférieure . .

Basses-Pjrénéea . .

Eure-et-Loir. . . .

Seine- et-OiîR. . . .

Deux-Sèvres ....

Maïue-et-Loire , .

(1) Voyes le Rapport au roi sur les caisses d'épargnes, pour l'année 18î<i présenté en 1838 par M. le minisire du commerce pi des travaux publies , p. 20 ; et le Rapport à ï aistmblér général* de la caisse d'épargnes de Paru, du 31 mai 1818, p. 8.

CATSSM D'iPAnGUÏS DIB HÉPAHTSMMS. SU

Quarante-sept départemens n'en possèdent qu'une on deux.

Cinq autres n'en possèdent encore aucune : ce sont ceux de la Creuse, de la Lozère, des Hantes et Basses-Alpes , et , de la Corse ; c'est-à-dire des régions essentiellement agricoles;

Cependant, plusieurs villes notables, comme Alx, Arles, Vienne, Narbonne, Biom, Issoudun, Moissac, Villeneuve- ' d'Ageo, en sont encore privées.

Ha été délivré, dans les caisses d'épargnes de département,

Jusqu'au 31 décembre 1880 . . . 154,092) „ .. Eteu 1637 63,440 f20,*M8"mtti

Il en a été rembourse :

Depuis la création jusqu'au 31 de- 1

cerabre 1838 07,650} 87,4173

En 1887 28,522)

11 en restait en circulation, le 31 déc. 1837 : 120,460

Le* mumi réfuta dan» Ih départemnui depuis la création

jusqu'au 31 décembre 1830, ont été de. 88,303,300 fr.

Et en 18S7, de. . . .' 33,708,475

Et la sommes remboursées jusqu'au 81 dé- 1

cambre 1830, de. . . . . 43,449,030 05,402,809

En 1837, de. 83,048,188 )

Au 31 décembre 1887, il est resté du au» déposansuno

somme de 50,578,065

En ; joignant les opérations de la caisse de Paris, on a, pour la France entière, le résultat suivant pendant -l'année 1837 :

Sommes reçues. . . 60,100,741 88

Sommes remboursées '■ . 48,063,887 83

Solde restant dû aux déposa™ 107,354,074 64

Nombre des Uwets délivrés pendant l'année 1837: 81,216

Remboursés. ... : 63,211

Sestaut en circulation. . . . -. 305,344' \ 41

D'où Ton voit que la caisse de Paris a ressenti, d'une manière beaucoup plus marquée, le contre-coup des circonstances survenues en 1837.

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