‹ De la bienfaisance publique; (volume 5)Chapitre 89 sur 132 · DU TRAVAIL. Û · texte numérisé non relu

DU TRAVAIL. Û

bcissance, l'émulation entretenue par le concours des travailleurs, le mouvement général imprimé à la communauté, l'harmonie qui naît de l'accord de toutes les parties, ce ta- , bleau animé d'une société organisée, dans l'activité d'une création féconde, peuvent donner an travail lui-même un vif attrait, étendre les idées de ceux qui l'exécutent, leur faire contracter de bonnes habitudes. C'est aux' chefs de ces ateliers, à leur influence personnelle, qu'il appartient de provoquer ces avantages. Que leur bon esprit leur fasse voir que leur propre intérêt est identifié avec celui des hommes laborieux dont ils emploient le concours! Qu'ils se montrent toujours bienveillans, équitables envers leurs ouvriers! qu'ils leur offrent en toutes choses des exemples louables! qu'ils établissent et maintiennent dans leur établissement un sage régime! que, s'élevant à de hautes pensées morales, ils se sentent appelés par la Providence à servir de guides à leurs semblables! qu'ils soient préparés à comprendre et à accomplir cette mission! que des influences morales se répandent dans les écoles où les jeunes ouvriers étudient les arts mécaniques ' et chimiques! qu'un souffle religieux pénètre dans ces régions de l'industrie» où régnent trop exclusivement les froides combinaisons du calcul, les manipulations matérielles! que l'éducation des entrepreneurs, des chefs d'ateliers eux-mêmes, ■ préparent et secondent cette grande éducation de la classe ouvrière, que noua invoquons de nos v

Ce que nous venons de dire des ateliers Industriels, s'applique en partie an service militaire de terre et de mer. Ici, aux heureuses influences du sentiment d'honneur et de fierté, d'un courage calme et constant, viennent se joindre les salutaires effets de la discipline, lorsque sagement conçue et appliquée, elle ne s'égare pas en prescriptions arbitraires,, en vains et puérils détails, mais devient une expression habituelle de l'ordre et du devoir. Si le métier des armes ne suffit pas toujours par lui-même, pour entretenir constamment une activité laborieuse chez le soldat, qu'on lui crée une nou-

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vellc branche d'occupations qui le garantisse de l'oisiveté, et qui, en l'exerçant à des travaux variés, serve encore à son instruction. Dans les états où la loi du recrutement appelle, chaque année, sous les drapeaux, ou à bord des -vaisseaux, une classe entière de jeunes gens, pour les rendre quelques années après à leurs familles, les soldats retirés du service y rapporteront alors les fruits de cette éducation mi' litaire, des habitudes mâles, une disposition de fierté, de fermet , et l'habitude de respecter les lois.

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