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DES MOYENS DE PROCURER AUX INDZGENS UNE OCCUPATION UTILE

Parmi les divers soulagemens qu’invoquent les nécessités des indigens, celui qui a pour objet de leur procurer une occupation utile doit exciter avant tout la sollicitude de l’administration publique. Car il doit être employé le premier, toutes les fois qu’il est possible. Il importe de mettre d’abord le malheureux en état d'user de ses propres ressources. Un tel service semble tenir le milieu entre les préservatifs de la misère et ses remèdes : il participe à-la-fois de l’un et de l’autre. Donner le travail à qui peut travailler, c’est donner le pain, et avec le pain, l’avantage de ne pas vivre aux dépens d’autrui.

Mais les circonstances qui rendent ce premier genre d’assistance ou nécessaire, ou possible, varient suivant la situation des indigens et suivant la cause de leur malheur. Les modes qui peuvent servir à remplir ce but, diffèrent aussi entre eux.

Quelquefois le travail manque à une classe d’individus, par l’effet de circonstances habituel-

les, et à-peu-près constantes; quelquefois il manque à des classes entières d’ouvriers, par l’effet d’événemens extraordinaires et de crises passagères.

Comment fournir le travail, dans ces différentes hypothèses? comment le faire accepter?

De là une première distinction entre le travail libre et le travail forcé.

Le travail libre peut être offert par les seules combinaisons ordinaires de l’industrie privée, ou par des ateliers publics.

Les occupations offertes aux indigens se divisent aussi en deux grandes classes : Les unes qui se rattachent aux fabriques et aux métiers ; les autres à l’industrie agricole, et ces moyens peuvent différer suivant qu’il s’agit de procurer les unes ou les autres.

Nous examinerons successivement les divers plans qui, sous ces différons points de vue, semblent le mieux répondre à la mission de la bienfaisance publique.

Ces recherches nous conduiront à explorer les

questions relatives aux colonies agricoles et à l’émigration.

S’il n’est pas un sujet plus important dans le système de la bienfaisance publique, il en est

peu qui offrent de plus graves et de plus nombreuses difficultés. N’en éludons aucune; ne craignons pas de les approfondir; ne désespérons pas d’en triompher.

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