AN
[2] Savoir : en 1833
53 cent, et 18/ 100 fr. 194
«e manifestement contribué à réduire le nombre « des mendians » [3].
Le dépôt du département des Bouches-du- Rhône, établi à Aix, n’offre pas des résultats moins satisfaisans :
Sur une moyenne de quatre années, de 1815 à 1818, il a contenu habituellement 222 individus , dont :
97 hommes.
104 femmes.
13 garçons 1
0 | au-dessus de 12 ans.
8 filles )
Sur ce nombre 130 seulement travaillent. La dépense a été de 73 centimes par (ête et par an; le produit de la journée de travail s’est élevé de 73 centimes à 1 franc. Le salaire, dans ce dépôt, a été constamment maintenu à 1/5 audessous de celui des ouvriers libres. 564 reclus ont été, pendant l’espace de 7 ans, rendus 'a la liberté et à une vie utile.
Le dépôt de mendicité de Lyon a été établi en 1829, par une souscription volontaire. La ville concourt à la dépense, par une subvention annuelle de 6000 francs; elle a concédé les bâtimens et l’emplacement. Les mendians sont reçus d’après un ordre de translation délivré par le maire ou le procureur du roi. Les valides sont séparés des septuagénaires, et ceux-ci des infirmes. Des ateliers sont établis pour les divers genres convenables au sexe, à l’âge, à la force du mendiant. Tout mendiant valide est tenu de travailler. L’administration fixe le prix de la journée. Moitié de ce prix reste à l’établissement: l’autre moitié se divise en deux parties égales, dont l’une leur est remise à la fin de chaque semaine, et l’autre à leur départ. Le régime alimentaire comprend des rations de viande et de vin, pour les travailleurs. Les peines de discipline sont : le régime au pain et à l’eau, la salle de discipline et le cachot [4]. Pendant les cinq premières années de son existence, cet asile a
[3] Ces faits sont empruntés à un rapport fait, en 1838, à M.le ministre de l’intérieur, par M. conseiller d’état, préfet de police, et dont ces deux administrateurs ont bienvoulu donner communication à l’auteur du présent ouvrage.
[4] Voyez les statuts de cet établissement approuvés par une ordonnance royale du 50 décembre 1831. On s’occupe en ce moment de rédiger un nouveau réglement.