‹ De la bienfaisance publiqueChapitre 200 sur 450 · COLONIES LIBRE · texte numérisé non relu

COLONIES LIBRE

Continuation. Colonies libres.

Cette société a vu son capital s’élever en peu d’années à une somme dont le revenu dépasse 300 mille florins.

Son organisation embrassait le royaume entier; elle était administrée par deux commissions centrales ; des commissions secondaires correspondaient avec elle , dans chaque localité. I)e cette manière, elle put disposer d’immerises ressources , mettre dans ses opérations un heureux ensemble et opérer sur une grande échelle.

La colonie libre est composée d’un certain nombre de petites fermes qui sont livrées aux colons, et dont chacune se compose d’une maison en brique, suffisante pour une famille, d’une étable , de trois hectares de terre , de deux vaches. Le colon, chef de famille, reçoit en outre les meubles, ustensiles, instrumens aratoires et les vêtemens. Mais il doit rembourser la valeur des meubles et des vêtemens par une retenue hebdomadaire. 11 paie en outre à la société un loyer annuel de 30 florins, à partir de l’entier défrichement.

Les frais de premier établissement ont été évalués à 1000 florins, pour chaque famille indigente. Les administrations des hospices et des secours publics, les personnes charitables, sont admises à contracter avec la société, pour assurer l’existence d’une famille dans la colonie, en faisant les fonds de cette dépense. La dépense annuelle des avances et frais de culture, de la nourriture, de l’entretien de la famille, est évaluée, pour chaque colon, chef de famille, à environ 423 llorins , et le produit de la culture, à environ 373; de sorte qu’il doit rester au colon 130 llorins à-peu-près, tant pour payer son loyer qu’en bénéfice, ou 100 florins de bénéfice net [i]. Les colons, à leur arrivée, ne sont point mis immédiatement en possession de leurs fermes. Une espèce d’institut préparatoire les recueille au moment de leur réception, et sert tout ensemble et à leur apprentissage, cl à l’é-

« L’assistance donnée aux pauvres sera exclusivement « dans la récompense de leurs travaux, etjamais on ne « lâchera d’atteindre ce but par le moyen de l’aumône. « Art. 4, 5, 8 et 10 du réglement de la société.

[i] Le prix des denrées en Hollande contribuait à élever ce produit.

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