TROISIÈME PARTIE. LIVRE I. CIIAP. VI
que le sauf-conduit de la mendicité errante [i]. migrans pour cause d’indigence. Ainsi l’Ardèche, Loin de soulager des misères réelles, une telle la Corrèze, les Hautes-Alpes, les llaules-Pvrémigration multiplie les familles indigentes. Elle nées, PArriège, le .lura, l’Ain, le Cantal, se plafait du vagabondage un métier toléré et lucratif, cent au premier rang parmi ceux où des passe- Peut-être est-ce, comme on serait porté à le ports sont le plus rarement délivrés pour le présumer, des régions les plus pauvres, que part départ des indigens. Généralement aussi, la le plus grand nombre d’émigrans atteints d’in- désertion des indigens semble être moins abondigence ? Non. C’est au contraire des régions les dante dans les pays de montagnes, que dans les plus riches. Les départemens des Bouches-du- plaines. L’habitant des montagnes, des contrées Rhône, de la Loire-Inférieure, de la Seine-Infé- stériles, sort des lieux qui l’ont vu naître, pour rieure, de la Gironde, de la Haute-Garonne, du aller chercher du travail, non pour aller sollici- Nord, du Rhône, etc., figurent au premier rang ter des secours. Les indigens qui voyagent, ou parmi ceux dans lesquels on délivre en France plutôt qui errent, appartiennent à la classe des aux indigens, le plus grand nombre de passe- individus qui fuient le travail, pour exploiter la ports gratuits. Au contraire, les départemens les charité publique.
moins favorisés par la fortune comptent moins d’é-
Sur les vingt-cinq départeme
ns qui
fournis-
[1] En voici les relevés
comparatifs , officiellement
Charente
établis :
Charente-Inférieure.
Gironde