‹ De la bienfaisance publiqueChapitre 308 sur 450 · TROISIÈME PARTIE. LIVRE III. CIIAP. I · texte numérisé non relu

TROISIÈME PARTIE. LIVRE III. CIIAP. I

particuliers; que les malheureux trouvant un refuge ou des secours dans ces différentes maisons , se classaient ainsi :

Malades 25,000

Vieillards etinftrmes. . 40,000 Enfans trouvés. . . . 40,000

Total 105,000

Il supposait que les revenus de tout genre de ces établissemens formaient une somme de 18 à 20 millions, dont un i/4 appartenait à l’hôpital général et à l’Hôtel-Dieu de Paris. Mais ces évaluations ont été jugées trop faibles pour le comité de mendicité de l’Assemblée constituante [i].

Ce comité avait évalué, en 1791 , le nombre des hôpitaux existans, à 1155, et la masse de de leurs revenus à 28 millions.

En 1816, le gouvernement n’avait pu encore réussir à connaître exactement la situation des hôpitaux et hospices de France ; la comptabilité d’un grand nombre de ces etablissemens n’était point encore apurée. Cependant, M. Lainé pensait que la masse des revenus de ces établissemens était, de 5 à 6 millions, supérieure à celle de 1789 [2].

C’est en 1853 , pour la première fois , que le gouvernement est parvenu à établir, et qu’il a publié les élémens essentiels dont se compose notre système d’établissemens hospitaliers. I) après les documens officiels qu’il a mis au jour , il y avait, à cette éqoque en France, 1529 hôpitaux et hospices. Au 1er janvier 1853 , ils servaient d’asile à 1 54,255 individus; il y était entré, pendant le cours de l’année, 425,049 personnes ; 45,508 y étaient décédées dans la môme année; 581,179 en étaient sorties par guérison, ou pour d’autres causes. Le total de leurs revenus montait , à la même époque , à 51 ,222,063 fr. 58 c., et celui de leurs dépenses à 48,842,097 fr. 8 c. La portion de ces revenus formant le patrimoine de ces établissemens, se composait de plus de 18 millions ; les subventions départementales et communales montaient à une somme égale [3].

[î] Voy. Necker, de l’administr. des finances, t. iii , chap. 16.

5e Rapport du comité de mendicité, etc., notes 10 et 17.

[2] Rapport présenté au roi le 25 novembre 1816, par M. Lainé.

[3] Rapport présenté au roi, le 5 avril 1857, par M. de

Gasparin.

On voit que, pendant l’intervalle d’un demisiècle, le nombre des établissemens hospitaliers en France a presque doublé; que leurs revenus se sont accrus dans la proportion de 2 à 5; et que cependant le nombre des individus qui y ont été recueillis, ne s’est accru que dans le rapport de 11 à 15.

184 hôpitaux ou hospices ayant plus de 100 mille fr. de revenus [4], renferment une population totale, de 55,000 individus environ, se répartissant de la manière suivante :

Vieillards et incurables, environ. . 26,000 Enfans (dans l’intérieur). . . . 9,600

Malades civils 16,000

Total 51,600

Sans compter 5600 malades militaires portés aux états, mais qui 11e doivent pas figurer parmi les indigens.

En supposant que le même rapport subsiste dans les 1529 établissemens hospitaliers, on aurait, pour le nombre total des individus recueillis, la proportion approximative qui suit :

Vieillards et incurables. . . . 73,000

Enfans 26,800

Malades civils 44,000

Il y aurait donc une augmentation sensible sur le nombre des vieillards, des incurables et des malades [5]; une diminution non moins sensible , sur le nombre des enfans ; mais celle-ci provient de ce que les enfans trouvés sont aujourd’hui généralement placés à la campagne [6].

La dotation des établissemenscharitables tend à s’accroître d’année en année , par les dons des particuliers, d’une somme considérable. Dans un intervalle de 20 ans seulement, de 1816 à 1855 , ceux de ces dons, qui ont été connus, se sont élevés à une somme de 51,178,263 fr. [7]. On les a vus, en une seule année, former une somme de près de 1 million de francs.

[4] Les seuls dont les budgets soient soumis au gouvernement, et sur lesquels on puisse opérer cette analyse.

[5] De 40,000 à 73,000 pour les premiers, de 25,000 à 44,000 pour les derniers.

[6] H ne faut pas oublier que la population s’est accrue, dans le même intervalle, de 25 millions à 33,500,000 liabitans. — [7] Voy. Rapport du 5 avril 1837, p. 27.

ÉTABLISSEMENS HOSPITALIERS EN FRANGE, DEPUIS 17b().

Fondé en

Les revenus des institutions hospitalières de la capitale, qui étaient supposés représenter, en 1784, le i/4 du revenu total de celles de la France entière , n’en représentent plus aujourd’hui qu’environ le 1/5.

Les revenus des hôpitaux et hospices de la g {)our leg capitale, pendant un demi-siècle, comparés à 4 ma]ades (les époques principales, offrent les rapprochemens (,eux sexes< suivans :

1791 Revenus ordinaires connus, 7,220,000

fr.; supposés

1804 Hôpitaux et hospices. . 0,487,518 )

Enfans trouvés. . . . 615,443 \

1837 Hôpitaux, hospices et en-

fans trouvés. . . . 11 ,568,801

A déduire pour les secours à domicile 1,510,403

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