LIVRE III. CIIAP. V
longtemps; cette végétation est pour lui un autremode d’existence.
A l’hospice royal de Charenton, la mortalité annuelle calculée de 1826 à 1833 , non sur les seules admissions, mais sur la population totale des malades , a été comme 1 est à 3,75 , c’est-àdire de plus du quart ; celle des hommes a été environ trois fois plus considérable que celle des femmes. Mais il faut considérer qu’il entre rarement dans cette maison, des folies récentes; la plupart sont anciennes et ont déjà résisté à divers traitemens [2].
A l’Hôtel-Dieu de Paris, la mortalité des aliénés était , de 1801 à 1806 , d’un sur 8 ; aux petites maisons , de 1 sur 6.
Pendant les 22 années qui se sont écoulées de 1801 à 1822, la mortalité des aliénés a été, à Bicêtre :
Hommes, de 1 sur 2,34
à la Salpétrière :
Femmes, de 1 sur 2,85
Et sur les deux sexes. . . l sur 2,64
de 1822 à 1824, pendant 5 ans, ces rapports ont été
Pour les hommes , à Ricétre, de . . 1 sur 4
Pour les femmes, à la Salpétrière , de 1 sur 5 Pour les deux sexes, de 1 sur 4,58
pendant une période de 9 années, de 1823 à 1853 inclusivement, les résultats moyens ont été les suivans :
Mortalité des hommes :
Fous. Imbéciles. Épileptiq. Totaux.
1 sur 6,75 1 sur 7,65 1 sur 9,21 1 sur 6,89
Mortalité des femmes :
1 sur 11,42 1 sur 6,81 1 sur 17,10 1 sur 10,12 Mortalité des deux sexes :
1 sur 9,10 1 sur 7,23 1 sur 13,6 1 sur 8,59 [3]
La moyenne de la mortalité des aliénés, dans le nouvel hospice de Rouen, a été pendant huit ans, jusques et y compris 1835, d’un sur 14,4; elle a été plus forte d’un quart pour les hommes [4].
considérables, susceptibles d’être exactement comparés. Voyez les trois rapports sur le service des aliénés, présentés au conseil général et successivement publiés en 1823, 1826 et 1835, in-4<\
[4] Voyez la notice de M. le docteur de Boutteville, et le rapport de M. le docteur Parchappe.