‹ De la bienfaisance publiqueChapitre 371 sur 450 · U J 13.15 ! SUP · texte numérisé non relu

U J 13.15 ! SUP

A Sonnenstein, on compte 1 mort sur 12 habitans.

Avant 1825, la mortalité, dans l’hospice de Land, était de 27 sur 100, elle était à-peu-près la même, à celte époque, dans tous les hospices de la Belgique. Dans la commune de Gheel, elle s’élevait au même taux : 27,4, sur 100.

À l’hospice d’York, de 1777 à 1824, le rapport des dé-

cès aux admissions a été de.

A celui de Manchester, pendant un

an, de

A Stafford, pendant 6 ans, de.

A Wakefield, de. . . .

A Lancastre, de. . . .

A Cork, en Irlande, en 1820 A Armagh, en 1826, de. .

A Perth, en 1817, de. . .

de.

unsur

Dans l’asile de iNew-York, d’après un relevé qui embrasse 84 ans, le rapport moyen de la mortalité a été de 1 sur 7,70.

Dans l’asile de Bloomingdale, de 1821 à 1856, il a été de 1 sur 15,15.

Dans celui de Maclean, à Charlestown, pendant 5 ans, de 1 sur 11,40.

Dans celui de Worcester, depuis sa naissance, de 1 sur 19,64.

Dans celui du Connecticut, près d’Hartford, de 1 sur 20 [3].

On remarque aussi dans ces établissemens , que la mortalité est plus élevée pour les cas anciens que pour ceux qui sont récens.

Des épileptiques.

L’épilepsie, distincte par elle-même de l’aliénation mentale, se combine souvent avec celleci. Elle produit la manie ; elle conduit aussi à la démence. On estime qu’un huitième des épileptiques environ est atteint de manie. Presque toujours l’accès d’épilepsie est accompagné d’un délire momentané. L’épilepsie entraîne, du moins avec le temps, un affaiblissement général des facultés intellectuelles. 11 y a, entre ces deux infirmités, une triste analogie. C’est donc avec raison qu’on réserve dans les hospices d’aliénés , une division pour les épileptiques affectés d’aliénation mentale. Mais on ne saurait trop prendre garde que des rapprochemens imprudens ne rendent l’une ou l’autre infirmité contagieuse.

Doit-on admettre les épileptiques indigens dans les hospices publics, sans distinguer ceux chez lesquels l’épilepsie est combinée avec l’altération des facultés mentales, de ceux qui sont exempts de ce dernier genre d’affection , ou qui ne ressentent qu’un dérangement d’esprit passager ? En Angleterre, aucun des asiles destinés à l’indigence ne s’ouvre à cette classe de malades [4]; en France, on a adopté une maxime contraire; les épileptiques indigens sont généralement admis, sans distinction, dans les hospices d’aliénés.

Les épileptiques qui appartiennent aux classes aisées de la société peuvent être assez souvent soignés dans le sein de leurs familles; on veille sur eux; on les accompagne; on les préserve de tout accident pendant les crises auxquelles ils sont sujets. Il n’en est point de même des indigens ; laissés à eux-mêmes , ils sont exposés à de nombreux dangers. Leur penchant à la colère , a l’abus des liqueurs alcooliques, accroît encore

[i] Voyez les documens statistiques sur les hôpitaux de Marseille, page 78.

O] Des aliénés . par M. Ferrus, pages 82 etsuiv.

[0] Voyez l'article déjà cité de la Revue de l’ Amérique du Nord. —[4] M. le docteur Ferrus : Des aliénés, considérations, etc., 1834, p. 305.

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