EN ALLEMAGNE, ETC
dans ces dififérens états. Les gouvernemens danois et suédois l’ont libéralement encouragée.
La direction de la caisse d’épargnes de Copenhague a fait connaître qu’au commencement de 1837, cet établissement était dépositaire de 700,000 thalers, dont elle paie un intérêt de 4 p. 0/0.
Lescaissesd’épargnesexistantàla mêmeépoque dans les provinces du royaume proprement dit, étaient dépositaires de. . 1,373,000 florins.
Dans le grand - duché de
Schleswig 300,000
Dans les grands-duchés de
Holstein et de Laucnbourg 2,187,243
total . . 4,062,243 florins.
La caisse de Friedrichsberg, dans le Schleswig, a été fondée en 1813; elle est unie à la maison de prêt. Dans l’intervalle de cinq années, de 1832 à 1836, la première a reçu annuellement, terme moyen, 42,343 marcs; la seconde a prêté 33,938 marcs. En 1836, le nombre des déposans à la première était de 233; et le nombre des emprunteurs à la seconde, de 141.
Les caisses de Toming, Flensbourg, Cappeln, Apcnrade, datent de 1819; celles d’Hadersleben, de Sonderbourg, Condern , de 1820. Celle de Flensbourg est combinée avec le mont-depiété.
On compte en tout 22 caisses d’épargnes dans le grand-duché de Schleswig.
Le royaume de Hollande possédait, en 1830, 30 caisses d'épargnes ; le nombre des déposans s’élevait à environ 47,000 habitans, et la masse des dépôts à 2,771.601 florins, ce qui donne 1 fl. et 17 th. par tête. Sur mille habitans, il y a donc 24 déposans.
C’est essentiellement à la société hollandaise de bien public, qu’est dû le succès qu’elle a obtenu dans ce dernier état.
Les caisses hollandaises paient à leurs déposans un intérêt de 3 à 3 pour 0/0. Elles sont gérées avec une rare économie; car, leurs frais d’administration ne s’élèvent pas à plus de 800 11. Le gouvernement seconde le progrès de ces établissemens avec une sollicitude éclairée; il les protège et les propage. Dès 1822, une commission avait été instituée par lui pour en étudier la situation.
dice à l’ouvrage que M. le baron de Malchus publie en ce moment sur les Caisses d’ Épargnes de l'Europe.
SECONDE PARTIE. LIVRE II. CIIAP. IV
Depuis la séparation des deux royaumes , le progrès de celte institution ne s’est pas arrêté dans une région dont les mœurs lui sont si naturellement sympathiques.
Suisse.
Les caisses d’épargnes de la Suisse excitent aussi un vif intérêt, et fournissent le sujet d’une instruction très-utile. Les institutions propres à ce pays, le régime municipal qui y domine, l’extension qu’y ont reçue les associations de bienfaisance, la charité active et éclairée qui y règne, les habitudes laborieuses de ses habitans, la prudence, l’esprit d’économie et de calcul qui les caractérisent, ont dû y faire accueillir avec faveur ce genre d’établissemens , ont dû aussi lui imprimer des formes spéciales et variées. M. le professeur Bernouilli, de Bâle, a fait connaître la situation des caisses d’épargnes de la confédération helvétique pour 1825. M. le professeur Adolphe de Candolle, digne fils d’un savant illustre, s’est attaché à continuer, à compléter ce travail jusqu’en 1855, et, par de laborieuses recherches, est parvenu à composer une monographie philanthropique sur ce sujet, extrêmement curieuse, et qui mérite de servir de modèle. Nous lui emprunterons d’abord le tableau d’ensemble, puis les observations principales relatives aux caisses d’épargnes des divers cantons.
En 1805, la Suisse ne possédait encore que 3 caisses d’épargnes : à Berne, Bâle et Genève.
En 1815, ce nombre s’était élevé à 10. L’institution s’était propagée à Neufchâtel, Arau, Vevay, Saint-Gall, Schwitz, Coire.
En 1825, il était porté à 44, formant 91 bureaux.
En 1835 100, formant environ 165 bu-
reaux.
A cette dernière époque, 18 cantons ou demicantons possédaient des caisses d’épargnes; 3 autres s’occupaient d’en créer ; Appenzell (Rhodes intérieures), Uri et Bâle-Campagne. Trois canlons seulement en étaient encore privés : Zug, Underwald et Valais. On doit remarquer que ce sont des cantons dont les habitans sont presque exclusivement agriculteurs.
Le total des sommes déposées , qui
était en 1805 de 4,524,586 livres,
se trouvait, à la fin de 1835, élevé à. 11,515,712
Dans toute la confédération, à cette dernière époque, on comptait :
1 caisse d’épargnes par. 21,795 habitans.
1 bureau sur 15,209 »
1 caisse sur 19 et 3/10 de lieue carrée du
territoire.
1 bureau sur Ile t9/io » »
1 déposant sur. ... 56 habitans.
On évaluait à 5 liv. 2 s. 8 d., par tête, la moyenne de la proportion de la somme déposée à la population totale,
Et à 191 liv. 8 s., la moyenne de chaque dépôt appartenant à un seul individu.
Voici comment ces résultats se distribuent par cantons :