DÉPOSÉES
Livres.
1 Zurich . .
2 Berne
3 Lucerne . .
4 Uri
5 Schwilz . .
6 Undervvald (le Haut-)
— (le Bas-). ....
7 Glaris
8 Zug
9 Fribourg
10 Soleure
11 Bâle-Ville
Bâle-Campagne
12 Schaffouse
13 Appenzell (Rhodes extérieures).
— (Rhodes intérieures).
14 Saint-Gall
15 Grisons
16 Argovie
17 Tessin. .........
18 Thurgovie
19 Vau d
20 Valais
21 Neuchâtel
22 Genève
La Confédération suisse. . . .
Les cantons où dominent les populations urbaines et industrielles, sont ceux qui renferment le plus grand nombre de caisses d’épargnes et de déposans. Ce sont ceux aussi où leur introduction a d’abord commencé. On a remarqué que celte institution est née dans les villes protestantes, et qu’elle y prospère d’une manière plus sensible que dans les villes catholiques.
La fondation des caisses helvétiques est généralement due à des associations généreuses, spéciales, et spontanément formées. Telles sont celles des cantons de Zurich, des Grisons, du canton de Vaud,de Genève. — D’autres sont nées sous le patronage de ces intéressantes sociétés d’utilité publique, qui existentdans la plupart des cantons : telles sont celles d’Uri , de Thurgovie.
D’autres, comme celles de Berne , de Claris, se sont formées par l’initiative du gouvernement cantonal, sous ses auspices , avec sa garantie;
Quelques-unes, comme celles de Solcure, d’ÜIten , sous la garantie des communes.
On en voit, enfin , qui, comme celle de Saint-
Gall, ont été instituées par un seul particulier; la garantie a été fournie, en partie par son fondateur, en partie par dix autres personnes.
Plusieurs de ces caisses n’assignent point de limites aux dépôts ; les autres assignent des limites variées, soit pour chaque dépôt, soit pour les sommes déposées. La limite des dépôls varie de 96 livres, jusqu’à 5000 par année. L’intérêt payé aux déposans est de 5 , ou de 3 1/2 , ou de 4 p. 0/0, suivant les localités.
Une partie d’entre elles n’a pas de fonds de réserve; d’autres ont des fonds de réserve, qui diffèrent suivant les localités, depuis 74 liv. jusqu’à 416,000, et qui sont fournis par des sociétés, par des actionnaires , ou par les communes, ou même par les hôpitaux, comme à Courtelary , canton de Berne.
On voit que ces établisscmens, en Suisse , ne sont point conçus d’après un type normal. Il est donc nécessaire d’entrer dans quelques détails sur les principaux d’entre eux.
Berne a trois caisses, savoir :
SECONDE PARTIE. LIVRE l\. CHAP. IV.
Déposans.
Sommes déposées.
Une première, pour les dômes-
tiques
495,260 liv.
Une seconde, pour les bourgeois.
Une troisième, pour les habitans
de la préfecture
Les opérations de la caisse de Genève , depuis son origine, présentent les résultats suivans [1] :