RÉELS
proportionnels.
Militaires * * ’
Attachés à l’horlogerie et à la bijouterie
Autres industriels (chefs ou ouvriers)
Sans profession ou de profession inconnue
TOTAUX
! 2° Sexe :
TOTAUX
3° État- civil :
Majeurs..
TOTAUX
4° Nationalité :
( Genevois
Suisses. . . / Vaudois
| D’autres cantons
' Français
1 Savoyards
Etrangers../ Allemands. ... ...
1 Autres étrangers, ou sans désignation de ! patrie
TOTAUX
SECONDE PARTIE. LIVRE II. CHAP. IV
Les remboursemens doivent être demandes 3 mois d’avance.
Un fonds de réserve doit être accumulé jusqu’à ce qu’il s’élève au dixième des fonds déposés [i].
Les fonds déposés dans la caisse sont employés en prêts sur hypothèque dans le canton , et en papier de commerce sur Genève; tout placement sur fonds étrangers est interdit. Les placemens hypothécaires sont maintenant préférés aux effets de commerce. En 1829, les premiers s’élevaient à 3 millions et demi de florins; en 1836, à 4 millions; en 1829 les seconds montaient à 3 millions; en 1836, à un million et demi.
D’après les statuts, les dépôts restent engagés pour une année, et les déposans , avant de retirer , doivent prévenir 3 mois d’avance. Dans la pratique, la caisse se prête aux besoins des déposans, et leur rembourse le premier lundi qui suit la demande; mais cette concession est purement facultative.
L’intérêt payé au déposant est de 3 p. o/o. II ne commence à courir qu’à compter du 1er du mois qui suit le jour du dépôt. Le dépôt porte intérêt dès qu’il s’élève à 30 florins : les fractions d’intérêt représentées par l’intervalle qui s’écoule avant le 1er du mois, et par les sommes moindres que 30 florins, servent en partie à couvrir les frais; chaque versement est limité à 3 florins pour minimum, 300 pour maximum ; le même déposant ne peut verser plus de 300 florins par année, ni avoir à son compte dans la caisse au-delà de 2300 florins [2].
Le mode d’administration de la caisse d’épargnes de Genève lui donne le caractère d’un établissement public, spécialement protégé par le gouvernement du canton. Elle est régie par 13 administrateurs que désigne le conseil d’état.
On voit dans le canton d’Argovie, des sociétés dont les membres s’engagent à voter une somme plus ou moins déterminée, par semaine, par mois, ou par année.
La caisse d’épargnes de Ncufchâtel est remarquable par le nombre de ses succursales.
[1] Voyez la Notice publiée par M. Hentsch, ancien président de l'administration de la caisse d’épargnes de Genève , et autographié dans cette ville.
[2] Le florin de Genève équivaut à 46 centimes de la
Elle en compte jusqu’à quarante. Des correspondans disséminés dans les différentes paroisses, y recueillent les dépôts et les envoient chaque mois à la caisse centrale. Quelques autres caisses emploient aussi le ministère des receveurs placés dans les communes rurales ; et le plus souvent ceux-ci remplissent gratuitement cet office.
A l’aide de ces agens, la bienfaisante influence de caisses helvétiques se répand jusque dans les campagnes. Elle a été vivement appréciée dans un certain nombre de communes rurales. De simples villages ont même essayé de s’approprier une institution qui jusqu’alors semblait réservée aux villes , et de la faire servir à la prospérité de l’industrie agricole. En gravissant le Jura , on découvre sur l’un de ses coteaux les plus élevés, une commune presque ignorée, qui, depuis vingt ans, s’est constitué une petite caisse d’épargnes. Cette commune est celle du Chenit; elle se compose de plusieurs hameaux , et chacun élit un directeur de la caisse parmi leurs habilans. Sa caisse d’épargnes a été instituée dès 1816. Un compte , publié en 1826, annonce que ce modeste établissement possédait alors une somme totale de 20,300 fr. déposée par les villageois. Les fondateurs contribuèrent chacun pour une somme de 3 francs, et formèrent ainsi une réserve de 373 fr., qui suffit aux besoins du service. On ne signale ici aucune protection du gouvernement, aucune dotation importante; mais on a constaté des résultats précieux à connaître. D’heureux changemens se sont opérés dans les mœurs de la classe ouvrière ; les petites propriétés rurales se sont libérées des dettes hypothécaires qui les grevaient; les cultivateurs ont pu se ménager des ressources pour faire, dans l’exploitation, des avances fructueuses. Les fondateurs se plaisent à citer les noms des sujets économes et laborieux ; la société les considère, dit-elle, comme ses enfansde prédilection [3l . L’observateur qu’anime l’amour de l’humanité ne doit pas négliger ces exemples inaperçus, quelque faible que soit leur importance, lorsqu’ils sont uniques et qu’ils renferment le germe d’une vue nouvelle et utile.
monnaie de France, et 3 batz 2 rappen, monnaie de Suisse.
[3] Voyez la Feuille du canton de Vaud, n. 15:) et 160, page 103.