‹ De la bile à l'état pathologique (étude physique, micrographique et bactériologique)Chapitre 9 sur 11 · CONCLUSIONS · texte numérisé non relu

CONCLUSIONS

Les conclusions principales que nous tirons de cette étude sont les suivantes :

Partie physique. — I. — Labile verte, chez l’homme, est toujours une bile anormale.

II. — Les agents physiques susceptibles de faire varier la couleur de la bile sont par ordre d’activité : la température sous pression ; l’air (oxygène) ; la lumière.

III. — Le pouvoir tinctorial de la bile est sensiblement égal à celui du sang.

IV. — La bile possède toute sa couleur au niveau des acini biliaires.

Y. — A l’état pathologique, elle est susceptible de prendre les colorations les plus diverses (noire, rouge, bleue, verte, jaune, incolore).

Yl. — La bile incolore correspond le plus souvent à l'acholie pigmentaire de M. Ilanot.

Y II. — La bile est plus visqueuse dans la vésicule, non parce qu’elle y subit une concentration, mais parce qu’elle y reçoit un excès de mucus.

VIII. — La densité de la bile pathologique est sensiblement la même que celle de la bile normale : elle a varié dans les cas observés entre 1,011 et 1,036.

IX. — La réaction en est légèrement alcaline, souvent neutre.

X. — La bile est susceptible de présenter, dans certains cas, des spectres variés.

Partie mioroorapiiique. — I. — Les éléments microscopiques les plus fréquents dans la bile pathologique récente sont : des cellules provenant de l’épithélium cystiquc, du mucus, des cristaux de bili-

rubine pure ou combinée, des composés sodiques et calciques, des granulations pigmentaires amorphes.

II. — La biliverdine ne se trouve que dans les biles déjà modifiées.

Partie bactériologique. — I. — Il est fréquent que la bile de l'homme contienne des microbes. Nos expériences donnent la proportion de 57,14 pour 100 (24 fois sur 42).

II. — Ces micro-organismes sont très divers. Nous avons relevé seize espèces qui sont soit isolées, soit associées.

III. — Deux espèces ont une fréquence remarquable : le staphylococcus albus et le bacillus coli communis.

IY. — La présence des microbes dans la bile peut ne déterminer aucun symptôme appréciable.

V. — Les modifications subies parla bile se traduisent le plus souvent par une précipitation de ses éléments.

YI. — La lithiase biliaire, à son début, est le résultat d'une infection temporaire et souvent non cliniquement appréciable des voies biliaires.

VII. — La plus importante des voies de contamination de la bile est, comme on l’a déjà démontré, la voie intestinale.

VIII. - — L’action antiseptique de la bile doit être considérablement réduite. Certains micro-organismes, tels que le St. aureus et le B. coli vivent aisément dans la bile pure.

IX. — Certaines biles (pneumonie) sont particulièrement propices au développement des micro-organismes.

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