Schreger. De bursis mucosis sub cutaneis, 1825, p
Co
. Bielkievicz. De mortis mucosis sub cutaneis, 1838, p. 207. 4. Velpeau. Recherches sur les cavités closes de l’économie animale. Annales de chirurg. franc. et étr., 1843.
re
Plus loin il déclare n'avoir jamais pu trouver de bourses séreuses avant le quatrième mois.
Celles qui apparaissent les premières sont celles du genou ; celles du coude viennent ensuite.
Lenoir pensait que toutes les bourses séreuses souscutanées sont accidentelles ou acquises, qu'elles n'existent pas chez le fœtus, et que celles qu'on y trouve peuvent être considérées comme transmises par l’hérédité.
Pour Coulson (1), les bourses séreuses n'apparaissent chez le fœtus qu'après le cinquième mois de la vie intraulérine ; jusqu’à cette époque la place qu'occupera la bourse séreuse, bien développée, est prise par du tissu cellulaire non modifié.
Denucé (2), prétend avoir pu vérifier qu’au moment de la naisssance : « Les bourses muqueuses du genou et du coude, — et ce sont les plus considérables, — ne sont pas distinctes du tissu cellulaire lâche qui double la peau ; elles se rencontrent, mais peu développées, sur un enfant d’un an, el à aucune période on ne trouve d’épithélium dans leur intérieur. »
Gruber (3) n’a pas trouvé la bourse séreuse olécränienne chez le fœlus.
Il ne l’a même pas trouvée d’une façon constante chez
le nouveau-né.
4. Coulson. Sub cutaneous bursæ mucoscæ, 1850. Medical Times London, i, 581-583.
. Denucé. Bullet. Société anatomique, 1852, p. 642.
tÙ
. Gruber. Bursæ mucosæ cubitales, monographie, Saint-Pétersbourg, 1866, p 2.
Delord n
Il l'a constalé chez un enfant âgé de quelques semaines.
Synnestevdt (1) a examiné plusieurs embryons, mais sans rencontrer de bourse séreuse rétro-olécränienne.
Pour Wintrebert, la bourse séreuse rétro-olécrânienne s’acquiert pendant la vie, sous l'influence des frottements répétés dont l’olécrâne est le siège : le fœtus et le nouveau-né ne les présentent pas (2).
Nous avons pu nous procurer quatre fœtus d’âges différents.
L'un de quatre mois ou quatre mois et demi, du sexe masculin et un second de cinq mois environ, du même sexe, n'offraient à la région postérieure du coude, au niveau de la face postérieure de l’olécrâne aucune bourse séreuse rétro-olécrânienne nettement formée; il ne nous a même pas semblé que le tissu cellulaire rétro-olécrânien fût, non pas même lacuneux, mais plus lâche que le tissu cellulaire sus ou sous-olécrânien.
Un troisième fœtus de sept mois à pou près avait à la région postérieure du coude, au niveau de la face postérieure et supérieure de l’olécrâne, du tissu cellulaire très lâche, privé de graisse, différant d'aspect du tissu sus et sous-olécrânien. Incisé, il présentait dans ses mailles des petites lacunes minuscules, mais cependant très nettes, sur une superficie correspondant à la pointe de l’olécrâne.
1. Synnestevdt. En anatomisk beskrivelse, of de paa over og under extremileterne forekommende bursæ mucosæ. Christiania, 1869.
2. Wintrebert (P.). Bullet. Société anatom. et clinique de Lille, 1887. Contribution à l'anatomie du coude, p. 46-73.
aie
Un autre fœtus, environ du même âge, du sexe masculin également, présentait au même endroit, le même tissu cellulaire lacuneux, avec cette particularité que la lacune centrale était plus vaste que les petites lacunes voisines.
Nous avons également pu examiner un nouveau-né, {neuvième mois), chez lequel la place, que devait occuper une bourse séreuse rétro-olécrânienne bien formée, était recouverte par du tissu cellulaire très-lacuneux ; il avait Paspect de l’écume d’un liquide au milieu duquel ou aurait soufflé avec un chalumeau. Les différentes petites bulles, embrassaient par leur réunion la même étendue que la bourse rétro-olécrânienne bien développée, c’està-dire, une superficie allant de l'insertion du triceps au milieu de la face postérieure de l'olécrâne, égale par conséquent à la surface que couvrirait une lentille.
De ces dissections, trop peu nombreuses pour que nous puissions en tirer des conclusions générales, nous retiendrons seulement que chez le fœtus, il nous à élé impossible de découvrir une bourse séreuse rétro-olécrânienne nettement formée ; — qu’au quatrième mois de la vie intra-ulérine, nous n'avons même pas trouvé de Lissu cellulaire lacuneux au niveau de la face postérieure de l’olécrâne ; qu’à sept mois, il existait des petites lacunes, rudiments de la bourse séreuse rétro-olécränienne, dans le tissu cellulaire ; que ces lacunes peuvent-être plus ou moins vastes, selon Les sujets ; — qu’au neuvième mois on peut, suivant le point de vue auquel on se place, dire ou bien qu'il existait une bourse séreuse rélro-olécrânienne
à développement incomplet rudimentaire, formée d'un
Ve SE
grand nombre de loges, ne communiquant pas entre elles ; ou bien que la bourse séreuse rétro-olécrânienne, n’exislail pas, mais que sa place élait occupée par du tissu cellulaire très lacuneux dont les lacunes en se réunissant par disparition de leurs cloisons, aurait formé la bourse séreuse rétro-olécrânienne future.
Ces deux façons de décrire la même pièce, permettrait peut-être, de comprendre les divergences d’opinions professées par les anatomistes et embryologistes qui se sont occupés de la question. Les uns n’ont considéré, comme bourse séreuse, qu’une cavilé vaste, nettement délimitée, à parois appréciables, et ils ont dû refuser toutes bourses séreuses au fœtus. D’autres ont admis comme bourses séreuses des lacunes appréciables du tissu cellulaire, ou une réunion de lacunes occupant la même élendue qu'occuperait une bourse bien développée ; ils ont admis que celle réunion de lacunes représentait une bourse séreuse multiloculaire, et ils ont reconnu une bourse séreuse au fœlus.
La vérilé nous semble être qu’il n'existe pas un instant spécial auquel la bourse séreuse rélro-olécrânienne apparaît. Entre le moment où le tissu cellulaire rétroolécrânien ne peul être différencié du tissu cellulaire voisin, et celui où il existe une cavité parfaile et vaste, ce Lissu passe par une série de transformations insensibles, Lendant toutes à augmenter la cavité des lacunes im perceplibles qui se trouvent dans les mailles du tissu conjonclif, à faire communiquer les lacunes entre elles, par destruction des cloisons, à condenser, à tasser le
tissu cellulaire qui se trouve à la périphérie de la bourse.
ph (0) a
Suivant la période de la vie intra-utérine du sujet que l’on examinera, ce travail sera: plus ou moins avancé ; mais il peut se faire aussi que ce travail s’accomplisse plus ou moins rapidement, selon les sujets. Ainsi, nous avons disséqué deux fœtus de sept mois, du même sexe. Chez l’un d’eux le tissu cellulaire rétro-olécrânien était beaucoup plus lâche, et les lacunes plus vastes que chez l’autre.
Ce qui nous incliverait à qualifier de « bourse séreuse rétro-olécränienne rudimentaire » ces lacunes plus ou moins vastes, ou cet ensemble de lacunes, c'est que nous avons pu observer un épanchement de sérosité dans l’une d'elles, assez abondant pour consliluer une tumeur fluctuante, identique, comme situalion, aspect, forme, contenu, une bursite séreuse aiguë ou chronique.
Si l'on admet que le fœtus peut être porteur d’une bursite rétro-olécrânienne, peut-être pourra-t-on lui accorder aussi qu’il est porteur de la bourse, siège de celte bursite.
Voici ce cas assez singulier de bursite congénitale :
Un enfant, mort né, né avant terme, porteur à la face palmaire des mains et plantaires des pieds de pemphygus très nel, avait aussi au niveau du coude droit, à la partie postérieure et supérieure de l’olécrâne, une tumeur du volume d’une noisette. Les bulles de pemphygus étaient de grandeurs différentes, mais en général du volume d’une lentille ; d’une teinte jaunâtre. L'une d'elles était ouverte et montrait le derme à nu et excorié, baigné d'un peu de pus jaunâtre. La teinte du petit cadavre était
livide et violacée, surlout aux extrémités.
CRT
La tumeur de l'olécrâne était sous-cutanée, située au milieu du Lissu cellulaire de la région postérieure du coude, et placé au siège qu'occupe la bourse séreuse rélroolécrânienne sous-cutanée, c’est-à-dire à la face postérieure et supérieure de l’olécrâne. :
Ouverte elle donna issue à de la sérosité. Les parois de la cavité étaient fort peu épaisses; le tout ressemblait à une lacune du tissu cellulaire dans laquelle aurait été injecté du liquide.
De quelle nature était cette bourse séreuse rélro-olécrânienne ?
La. coïncidence de manifestalions syphilitiques aux mains et aux pieds pourrait faire songer à un épanchement dû à la syphilis. Mais Ja pierre de touche, nous entendons le traitement spécifique, inapplicable dans la circonstance, aurait seul pu permettre d'affirmer le dia-
gnoslic.
Nous croyons donc pouvoir admettre que si dans le cours de la vie intra-utérine la bourse séreuse rétroolécrânienne n’est pas complètement formée, elle est pourtant en voie de formation à partir du séptième mois, certainement, peut-être à partir du cinquième ou même du quatrième mois de la vie fœtale (1) ; mais que cette bourse séreuse n’acquiert sa perfection que pendant la
1. Nous avons pu vérifier la formation des lacunes au septième mois. Coulson prétend qu’on remarque déjà au cinquième mois des modifications importantes dans le tissu cellulaire rétro-olécrânien. Velpeau aurait distingué des rudiments de bourses séreuses à par-
tir du quatrième mois.
vie sous l’action des frottements et de traumatismes journaliers, physiologiques, accidentels ou professionnels.
Etant admis que la bourse séreuse rétro-olécränienne est en voie de formalion pendant la vie fœtale, à quoi doit-on l’attribuer ? De quelle façon, par quels procédés se produit-elle ?
Lenoir pensait que toutes les bourses séreuses étaient acquises pendant la vie, par le frottement, et que si l’on en trouvait parfois chez le fœtus c'est qu’elles lui avaient été transmises par l’hérédité.
Sans nier l’action que peut avoir l’hérédité, nous pensons cependant que d’autres causes entrent en jeu.
Bichat (1), et, après lui, Serres, E. Gelez (2), admettaient que loutes lesséreuses sont constituées par des membranes, distinctes du tissu cellulaire environnant. Ils croyaient à la préexistence de cette membrane chez le fœtus, pour les bourses séreuses, comme pour toutes les séreuses (Gelez. Loco citalo).
D’après Bichat, les cavités séreuses sont préexistantes à leur contenu. Des circonstances vitales et non physiques contribuent à leur contexture. Le frottement est simplement une cause d’excitation organique ; il n’agit pas autrement, et encore, dit Gelez, est-ce contestable. Ce qu’il ya de positif c'est que les cavités séreuses se forment là où elles doivent être, et jamais elles n’y ont manqué. II
y a donc un autre régulateur de la formation ; le mou-