I. — Bursite traumatique £ plaie contuse
toire par propagation
IT. — Bursite diathésique
Nous divisons ainsi les affections de la bourse séreuse rélro-olécrânienne d’après les causes qui, la plupart du temps, leur impriment un cachet particulier, une physionomie spéciale, Lant au point de vue de la clinique que de l'anatomie pathologique, de la pathogénie, de l'hygiène et du traitement.
Nous distinguons les bursites traumatiques, les bursites inflammatoires par propagation, les bursites diathésiques, les bursites infectieuses.
Bien que nous paraissant la plus simple, la plus natu-
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relle, cette division n'est pas à l’abri de toute critique, nous le savons.
La bursite est rarement le produit d’une cause unique.
La bursite traumatique, par exemple, n'est pas toujours due exclusivement au traumatisme : bien souvent, presque toujours, surtout pour les cas chroniques, on peut incriminer une prédisposition, une diathèse : la bursite proliférante, la bursite calcaire, la bursite séreuse simple elle-même, se produisent le plus généralement chez des rhumatisants, des arthritiques, ou des personnes ayant des prédispositions à cette diathèse, ce que prouvent d'ordinaire les antécé lents tant personnels qu'héréditaires, et les affections subséquentes du sujet. Le même traumatisme chronique ne produira pas chez d’autres personnes non arthritiques cette bursite chronique.
La bursite suppurée peut n’être parfois due qu’à un traumatisme; mais chez le diabétique, l’albuminurique, l’alcoolique, tel traumatisme amènera une suppuration dans la cavité de la bourse séreuse, et n’en aurait pas produite chez un individu indemne de ces tares diverses.
L'hématome par traumatisme reconnaît pour cause habituelle et unique un heurt violent. Mais, chez le vieillard, ou l’alcoolique (tous deux athéromateux), chez l’hémophilique, un traumatisme, insignifiant pour tout autre, donnera lieu à un épanchement sanguin dans la bourse séreuse rétro-olécrânienne.
S'agit-il des affections de la bourse séreuse rétro-olé-
Tr crânienne consécutives à une inflammation par propagation, par voisinage ?
Une bourse séreuse rétro-olécrânienne pourra s’enflam mer à la suite d’une lymphangite, due elle-même à une plaie, un furoncle, une plaque d’eczéma, etc... Mais, bien des lymphangites du bras n’amènent plus de lésions de la bourse séreuse rétro-olécrânienne. Chez le diabétique, l'albuminurique, une suppuration de la bourse suit presque infailliblement une lymphanoite du bras, et dégénère souvent en phlegmon.
De même dans les maladies de la bourse séreuse rétroolécrânienne, diabétiques, infectieuses, nous retrouverons fréquemment à l’origine un traumatisme accidentel ou professionnel, aigu ou chronique, presque toujours si léger qu’il a passé inaperçu du malade.
Et même, quand on ne peut signaler dans les antécédents un traumatisme, ne peut-on pas dire que la bourse séreuse rétro-olécrânienne du seul fait de sa situalion anatomique, et de son rôle physiologique, est fatalement astreinte aux contusions et heurts, insignifiants en apparence, mais, produisant dans son tissu une modification sérieuse, une prédisposition morbide, qui fait d'elle un « locus minoris résislantiæ », un théâtre propice aux manifestations diathésiques, un habitat éminemment favorable à l’évolution des infiniments pelits des maladies infectieuses. C’est ainsi que la bourse séreuse rétro -olécrânienne par le seul fait du travail auquel elle est soumise sera un siège de prédilection pour les manifestations de la goutte et du rhumatisme. De même cette cavité
sera fréquemment envahie par les épanchements san-
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guius chez les scorbutiques, même sans traumatisme apparent, on ne peut dire « sans traumatisme », car la bourse séreuse rétro-olécrânienne en subit toujours.
ILen va de même dans la syphilis, soit secondaire, soit tertiaire. Le traumatisme inévitable de la bourse séreuse rétro-olécrânienne en fait un siège de prédilection des gommes ou d'un épanchement séreux.
D'autre part, le bacille de Koch, lui aussi, se logera d'autant plus volontiers dans cette bourse séreuse, que le traumatisme lui y fail pour ainsi dire son lit. Il n’en sera pas différemment dans les cas de suppuration de la bourse séreuse rétro-olécrânienne au cours des autres maladies infectieuses (pneumonie, fièvre lyphoïde, oreillons, etc...)
Toutes les maladies de la bourse séreuse rétro-olécrânienne pourraient donc, à la rigueur, être qualifiées de traumatliques. Mais ne serait-ce pas là un abus de mots? Ne voit-on pas que dans nombre de cas le traumatisme peut, à lui seul, et sans aucune prédisposilion morbide, produire une affection de la bourse séreuse rétro-olécrânienne ? Que dans d’autres cas, s’il est associé à d’autres causes, celles-ci sont presque insignifiantes par rapport à lui, qu'il domine, el nécessile presque exclusivement l'attention ?
N'y at-il pas, en revanche, d’autres cas où le traumatisme n’en est pas un à proprement parler, où il n’est que le fonctionnement normal de la bourse, soumise aux glissements, pressions el froltements que la vie journalière lui impose ? Parfois, sous l'influence de la goutte,
du rhumatisme, la bourse séreuse rétro-olécrânienne
devient malade, sans que l’on puisse invoquer un choc, un heurt, une violence au niveau de ceite cavité.
Nous avons donc pensé que notre classification pouvait subsister malgré ces critiques.
Nous avons appelé bursiles traumaliques celles dont la cause manifeste, domivante, parfois exclusive, est le traumatisme ; bursiles inflammatoires par contiquilé, celles qui sont dues au voisinage d’une affection voisine (lymphangite, furoncle); bursites diathésiques, celles qu’on relève dans certaines diathèses, telles que la goutte, le rhumatisme, le saturnisme, alors qu'aucun traumatisme apparaît, ne peut être incriminé, alors que la mauifestation bursale possède les caraclères, portent la griffe de cette diathèse d’une façon évidente : épanchement uralé et Lophus de la goutte, épanchement rapide, éphémère, mobile du rhumatisme, épanchement sanguin, ecchymose du scorbut.
Enfin nous avons appelé « infectieuses » celles qui surviennent dans les maladies infectieuses, sans qu’on ait le droit d’invoquer un choc ou un heurt de nature quelconque, et où l’on trouve dans le liquide de la bourse séreuse le microbe de l'affection générale qui frappe le malade, ou bien, lorsque la marche de la bursite est cal” quée sur celle des auires manifestalions de la maladie, comme dans les ourles.
Nous passerons sous silence les plaies el les plaies contuses de la bourse séreuse rétro-olécrânien.e, qui ne donneut lieu à aucune considération spéciale, et nous aborderons directement les affections de la bourse séreuse rétro-
olécrânienne dues aux contusions.
1° Bursites traumatiques.
1° Bursite congestive simple.
2° Bursite congestive avec épanchement séreux.
3° Eparchement sanguin,
1° Bursite séreuse simple.
2° Bursite proliférente.
3° Bursite calcaire.
4° Bursite hématique ou hématocèle de la bourse séreuse rétro-olécrânienne.