Trélat. Gaz. hopit., 1882, p
5. Duplay. De l'hygroma olécränien. Union médicale, 1891, p. 308-
NO VE vient à la suite de traumatisme aigu, assez rarement, pensons-nous, chronique très fréquemment.
Dans les quatre observations de bursite proliférante, que nous réunissons ici, nous voyons à l’origine des traumalismes chroniques.
Bielkiewiez prend soin de nous avertir que le sujet qu'il nous présente avait € passé sa vie dans de rudes iravaux ».
Le malade de J. Roux est un matelot, et nous savons par Jules Roux lui-même, et par nombre de médecins de à marine, que les matelots sont exposés, par leur profession même, à des contusions et froissements chroniques fréquents des coudes et des genoux.
Le client de Castex est un employé de bureau, et comme tel « avait l'habitude de s'appuyer avec son coude sur son bureau ».
Nous présentons enfin l'observation d'une bursite proliférante chez un maçon dont le coude froltait et heurtait continuellement la pierre à tailler.
Si le frottement, le heurt chronique produit la bursite proliférante, c’est souvent à la suite d'un heurt plus aigu que l'attention du malade est attirée sur son coude, Il en est ainsi chez le malade de Castex et chez notre maçon.
Le traumatisme étant la cause déterminante, sur quel sol se développera la bursite proliférante ?
L’anatomie pathologique et l'observation clinique tendent à prouver que celte affection se verra chez les rhumalisants, d’une façon générale chez les arthritiques, ou chez les gens prédisposés à celte diathèse.
Déjà en 1852, Béraud assimilait les lésions de certains
rer hygromas aux lésions de l’arthrite sèche, de l’arthrite déformante.
Le professeur Panas considère l’arthritisme comme cause de prédisposition à la bursite chronique en général, à la bursite proliférante en particulier.
Le Dr Reclus déclare que l'influence du rhumatisme est incontestable (Manuel de pathologie externe). Chandelux (1) constate que « le rhumatisme peut donner lieu aux synovites sèches, proliférantes, déformantes ».
Le Dr Lejars (2) affirme que « l’hygroma proliférant relève d’un processus identique à celui de larthrite sèche ».
Les allérations de la bourse séreuse sont, en effet, dans ce cas fort semblables à celles de la synoviale articulaire dans l’arthrite sèche (3).
Dans les deux premières observations que nous relatons il n’est pas dit que les sujets fussent rhumatisants ou arthriliques.
L'un était robuste, athlétique, âgé ; l’autre de:« constitution forte et sanguine ».
Mais, dans celle de Castex, nous relevons cette phrase : « le malade a eu quelques douleurs rhumatismales ».
Quant au maçon dont nous avons étudié le cas, non seulement il a eu des douleurs articulaires au genou à la suite d’un bain froid, mais son père, sa mère et l’un
de ses frères sont rhumatisants aussi.