‹ De la Bourse Sérieuse: Rétro-Olécranienne Sous-Cutanée et de ses MaladiesChapitre 57 sur 97 · Pinet. Th. Paris · texte numérisé non relu

Pinet. Th. Paris

la face postérieure et supérieure de l’olécrâne, de chaque coude, un tophus énorme, dont le volume atteignait presque celui d'un œuf de poule (1).

Osservation XII (résumée).

In Traité de la Goutte, de Garrod, p. 93.

J. B.…., 43 ans, plombier, pas d'antécédents goutteux héréditaires. Ne se livre à aucun excès, mais boit deux pintes de porter par jour.

Souffre de la goutte depuis 19 à 14 ans, surtout au printemps et a l’automne.

La première attaque (siège gros orleil) eut lieu il y a 26 ans, et laissa un répit assez long. Il y a 10 ans, la maladie a frappé plusieurs articulations, outre le gros orteil. Depuis, attaques fréquentes et intenses.

Etat actuel. — Liseré bien marqué sur le bord libre des gencives, qui sont pâles, ainsi que les lèvres et la face. Jamais cet homme n’a eu de coliques de plomb.

L'hélix de l'oreille droite présente deux concrétions blanches, et dans la bourse séreuse olécrânienneil existe des dépôts topha-

cés dont on constate aisément la présence par le toucher.

OrsEervarion XIII (résumée).

In Garrod, Traité de la Goutte, p. 207. Trad. Ollivier.

1855. — N. M.., 55 ans, compositeur d'imprimerie. Aucune prédisposition héréditaire à la goutte ; néanmoins son

frère était goutteux.

4, Cité par Lemoine et Joire, èn Gaz. médicale, Paris, 9 janvier 1892, p. 15. De la goutte saturnine.

Delord 24

Adonné à la bière et aux liqueurs. Quinze ans avant sa mort allaque de goutte au gros orteil. Avec le temps l'affection se généralise.

Dépôts d’urate de soude aux oreilles et petites jointures ; quelques jointures ankylosées ; quelques bourses séreuses, l'olécränienne en particulier, étaient distendues par des dépôts

de matière crétacée. Par suite le coude s'était tuméfé.

Osservarion XIV (résumée). |

Charcot, Gaz. hebd. méd. et chvr., 1863, n. 27, p. 433 et suiv.

S. G..., 56 ans, né à Domodolo (Piémont), fumiste et peinire en bâtiments, entre à l'hôpital Lariboisière, salle Saint-Henry, n. 19, service Pidoux (intérim de M. Charcot).

.… « Les articulations huméro-cubitales sont mobiles, non tuméfiées; mais, derrière l’olécrâne, il existe, à chaque coude, une tumeur ayant la forme et l'apparence de l'hygroma, mais présentant une fausse fluctuation, comme le ferait un lipôme. »

A l'examen microscopique les tophus sont reconnus constitués par de l’urate de soude (Vulpian et Charcot).

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