‹ De la Bourse Sérieuse: Rétro-Olécranienne Sous-Cutanée et de ses MaladiesChapitre 74 sur 97 · Chande]ux. Th. Agrégation, 18838, p · texte numérisé non relu

Chande]ux. Th. Agrégation, 18838, p

pee

Les caractères de l'affection sont nettement tranchés dans les cas de bursite caséeuse et de bursite fongueuse. Nous avons fait le diagnostic différentiel de la bursite à grains riziformes au chapitre de la bursite proliférante. La bursite tuberculeuse séreuse présente de grandes difficultés de diagnostic, car son aspect et ses symptômes sont semblable à ceux de la bursite séreuse simple. Mais, les antécédents du sujet, l'absence fréquente du traumatisme aigu ou professionnel à l’origine, les antécédents du sujet, la marche de l'affection, les résultats de l'intervention, viendront éclairer le diagnostic.

Dans l’hygroma fongueux tuberculeux, il est loisible au chirurgien de faire d’une façon suffisante au cours de l'opération l'anatomie pathologique de l'affection.

Il est facile, dans le cas d'ulcéralion de la tumeur, de différencier les fongosités de la bourse séreuse rétro -olécrânienne d'avec une périostite ou une carie de l’olécrâne; dans ce cas le style introduit dans lorific: arriverait sur l'os dénudé.

Pour ne pas confondre cette alfection avec les lésions syphililiques, on aura les commémoratifs, la coexistence des signes de la vérole, l'essai du traitement spécifique. Les inflammations aiguës de la bourse séreuse rétro-olécrânienne (rhumatisme, blennorrhagie, contusion, fatigue, maladies infectieuses), ne prêteront pas à la confusion, car elles s’accompagnent de rougeur, de chaleur, de douleur; elles ont une marche aiguë.

Traitement. — On aura recours à l’extirpation de la bourse séreuse rétro-olécrânienne; extirpation totale, afin de ne laisser aucun foyer tuberculeux. En agissant

Delord 29

ainsi, on débarrasse l’organisme d’un danger perpétuel, car la bourse séreuse rélro-olécrânienne peut être lé point de départ des bacilles de Koch, qui de là iront envahir les divers organes, quand ceux-ci ne le sont pas déjà. | Il est utile d'instituer un traitement médical pour soutenir les forces du malade. Verneuil à remarqué que certaines opéralions pratiquées sur des foyers tuberculeux périphériques pouvaient aggraver les lésions viscérales préexistantes et provoquer l'apparition de formes graves de tuberculose : granulie, méningite tuberculeuse.

On placera le malade dans les meilleures conditions hygiéniques possibles : grand air, soleil, qui exercentune influence modificatrice énergique.

On ranimera les fonctions du tube digestif (amers, quinquina).

On favorisera la nutrition par des préparations arsenicales et des aliments réparateurs: lait, huile de foie de morue, préparations ferrugineuses.

Les 6 observations de (uberculose de la bourse séreuse rétro-olécränienne que nous avons pu découvrir dans la littérature médicale sont les suivantes :

1 Dans la Thèse de Bleynie, Paris, 1865, n. 9.

1 Dans la Thèse de Gouzer, Paris, 1885, p. 22.

1 De Doyen, Bull. Soc. Anat., 1882, p. 436.

1 Dans la thèse de Lacoste, Paris, 1883.

2 De Lejars. Revue de la Tuberculose, n. 1, 1893, p. 35 et suiv., et p. 38 et suiv.

Voici le cas qu’il nous a été donné d'observer :

Opsenvariox XX (inédite).

Severini, Pierre, 61 ans, journalier, s'aperçoit au commencement d'avril 1892, et tout à fait fortuitement, qu’à la région postérieure du coude, il portait une tumeur du volume d’une noisette absolument indolente. Cette grosseur ne le gênant pas il continue à travailler sans s’en inquiéter.

En août 1892, la tumeur atteignait le volume d’une noix et était toujours indolente.

Elle augmenta, progressivement, sans douleur et au début de novembre 1899, la peau commença à rougir à son niveau et à être le siège de démangeaisons.

| Puis, au-dessus de la première tumeur, :l s’en forme une seconde molle, fluctuante, qui augmente aussi peu à peu, qui est contiguë à la première, et semble faire corps avec elle.

Le malade entre à l'hôpital Cochin, salle Bichat, n° 18, service de M. Quénu, le 2 décembre 1892,

Etat actuel. — Antécédents personnels. — Le malade n’a jamais fait de grandes maladies, en Italie il a eu des fièvres intermittentes. Depuis quelques années, il tousse tous les hivers, et en ce moment il a une forte bronchite. Il a des sueurs nocturpes ; il a beaucoup maigri depuis quelques mois. Outre les râles ronflants et sibilants de bronchile, généralisés et disséminés dans toule la poitrine, la respiration est rude aux deux sommels. À gauche quelques craquements. Le malade loge dans une mansarde avec six autres personnes. Il se nourrit fort mal, et a beaucoup pâti dans les deux ou trois derniers hivers.

À prétend n'avoir pas eu la syphilis, et n’en présente aucune manifestation actuelle, ni aucun vestige de manifestations ancien-

nes. Îl prétend n'avoir subi au niveau du coude aucun trauma-

Page 1