Béraud. Gaz. médicale, Paris, 1852, p
2. Chassaignac. Dict. encycl. soc. méd. Art. Bourses séreuses. -— Kæberlé. Nouv. Dict. méd. chirurg. prat., p. 481. — Pineau. Th. Paris, 1866, n. 117. — Dechambre. Dict. usuel. soc. méd. Art. Bour-
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blement une cause prédisposante, souvent même déterminante de l’inflammation aiguë des bourses séreuses.
La bourse séreuse rétro-olécrânienne la plus traumatisée avec la bourse séreuse prérotulienne, devait être, & priori, considérée comme une des plus fréquemment atteinte.
Cependant, les observations bien nettes et bien précises de suppuration se produisant au cours de la pyohémie, dans la bourse séreuse rétro-olécrânienne, et bien limitée à cette bourse, sont rares.
Presque toujours, en effet, les bourses séreuses souscutanées voisines, les bourses séreuses tendineuses, les synoviales articulaires suppureront en même temps, ou du moins peu après. De plus, la suppuration ne se confinera pas souvent dans la bourse séreuse rétro-olécrànienne, mais envahira rapidement le tissu cellulaire voisin,
Pourtant, dans un grand nombre d'observations de cas de pyohémie, il est signalé un gonflement avec rougeur, flucluation à la face postérieure de l’olécrâne, au siège de la bourse séreuse rétro-olécrânienne (1), parfois au
niveau d'un seul coude, parfois au niveau des deux.
ses séreuses. — Nancrède, Loco citato, p. 107. — A. Reclus. Path. PNUD 520%
4. Duplay. Gaz. médicale, 1833, p. 350. — Alexandre. Thèse Paris, 1834, n. 325. « Considérations sur les abcès dits métastatiques. » — Padieu. Thèse Paris, 1839, p. 11, a vu chez un homme « mort à la suite d'une phlébile des veines de la jambe gauche » et chez lequel se produisent plusieurs « petits abcès dans d’autres parties du corps, » une suppuration d’une bourse séreuse sous-olécrâänienne qui devint
Ne
Dans certains cas l'articulation huméro-cubitale sous- Jacente est pleine de pus, dans certains autres elle est indemne (1).
La méthode antiseplique ayant fait de l'infection purulente une maladie très rare de nos jours, il nous a été impossible de vérifier cliniquement ou par aulopsie l'existence de suppuration de la bourse séreuse rétro-olé-
crânienne dans cette redoutable affection.
le siège d’un abcès mélastatique, « exception rare », ajoute Padieu. Ceite bourse était placée à la partie postérieure du cubitus gauche, un peu au-dessous de l’olécrâne. Padieu la signale comme une bourse séreuse professionnelle, propre aux ouvriers en papier peint. Il est possible que, par suite de frtotements spéciaux, cette bourse soit plus développée chez eux, mais elle existe chez bien d’autres sujets. Nous l'avons trouvée fréquemment et lorsqu'elle est £rès développée d'une part et un peu haut placée, que de l’autre la bourse séreuse rétre-olécrânienne descend très bas, les deux cavités communiquent par une ouverture plus ou moins large.
4. Raynaut. Gaz. hebdomad., 1873, p. 211. Etude expérimentale dans un cas de pyohémie spontanée. — J. Viicoq. Revue des maladies de l'enfance, 1889, p. 63-67. Note sur un cas d’abcès multiples d'origine inconnue chez un nouveau-né. Il signale : l'apparition d'un abcès sous-cutané bien limité, du volume d’une noisette, au niveau de l’olécrâne droit. Incisé et pansé le 29 avril, guéri le 1e mai, il se reproduit au même point le 10 juin et s'ouvre spontanément par le même orifice. Vilcoq attribue cette infection, caractérisée par des abcès multiples à la vaccination. Nous avons vu également, à la suite d’une vaccination uue bursite rétro-olécränienne se produire, mais sans accompagnement d’abcès multiples. Ici l’affection est géné-
ralisée, dans notre cas elle était nettement localisée à la bourse sé-
reuse rétro-olécränienne.
Castelneau et Ducrest, recherchant dans quels cas on observe des abcès multiples, firent l'expérience suivante:
« Injection de 4 grammes de pus louable, récemment tiré d’un abcès, dans la veine saphène d’un chien : frissons, vomissements, convulsions, au milieu desquels la mort survient 32 heures après l'injection. »
A l’autopsie, caillot de 1 centimètre de long dans la veine injectée; système circulatoire sain d’ailleurs; ecchymoses mulliples dans les muscles, avec ramollissement presque en consistance de bouillie de la fibre musculaire ; infiltration de sérosilé rougeûtre dans le tissu cellulaire sous-cutané du coude gauche (p. 41), et dans le tissu cellulaire sous-culané qui recouvre le tendon du triceps brachial gauche, puis de l’olécrâne (p. 46).
Cet épanchement, avant-coureur de la suppuration, siégeait au point où se trouve la bourse séreuse rélroolécrânienne.
Castelneau et Ducrest, ignoraient sans doute l'existence chez le chien d'une bourse séreuse rétro-olécrânienne placée au niveau de l'olécrâne, recouvrant fréquemment l'insertion tricipitale et même (quand elle est très développée), une partie du tendon inférieur du triceps. De plus, comme chez l’homme, d’ailleurs, cette bourse est parfois rudimentaire, c’est-à-dire, constituée par un tissu cellulaire lâche, à grandes lacunes communiquant entre elles.
C’est sans doute pourquoi ils ne prononcent pas le mot de bourse séreuse.
1. Castelneau et Ducrest. Recherches sur Les cas où l’on observe des abcès multiples. Mém, Académie médecine, 1846, T. XII, p. 41.
Nous avons répété cette expérience sur une série de six chiens.
Dans cinq cas les bourses séreuse rétro-olécrâniennes (gauche et droite) sont demeurées indemnes. Les sujets sont morts au bout de 20 à 48 heures.
Chez le sixième la mort n’est survenue qu’au bout de cinq jours. La bourse séreuse rétro-olécrânienne droite contenait du pus phlegmoneux, et ses parois étaient injectées et vascularisées.
Celle de gauche renfermait un épanchement séreux, et les parois étaient également enflammées.
Les articulations des coudes ne renfermaient pas de pus, mais les synoviales semblaient irritées, et la synovie paraissait abondante.
Dans le pournon gauche deux abcès métastatiques souspleuraux, gros comme une noisette.
Dans les deux poumons de nombreux infarctus. Les muscles étaient grisâtres ; violacés par places.
Les différentes jointures et gaînes lendineuses paraissaient indemnes, de même que les autres bourses séreuses,
Il est probable que si nous avons eu à constater la présence du pus dans la bourse séreuse rétro-olécrànienne de cet animal, c’est parce que la mort survenue relativement tard (pour une cause que nous ignorons, la moindre viruleuce du pus injecté, peut-être), a laissé à Ja diapédèse le temps de se produire; tandis que dans l'observation de Castelnau et Ducrest la mort est arrivée avant que le pus ait eu le lemps de se former, l'épanchement séro-sanguinolent, qui précède la suppuration,
et se produit assez rapidement après l'injection a seul pu avoir lieu.
Si la pyohémie peut donner lieu à un abcès dans une bourse séreuse rétro-olécrânienne saine, à plus forte raison, elle pourra donner lieu à la suppuration d’un épanchement séreux ou hématique qui existerait déjà dans la
cavilé de cette bourse.
E. —- BURSITE OURLIENNE.
Les oreillons justement comparés aux fièvres éruplives, qu’on a nommées fièvres ourliennes, et qu'on peut ranger dans le cadre des maladies infectieuses (1), entre autres manifestalions nombreuses, peuvent se localiser à la bourse séreuse rétro-olécrânienne sous-cutanée.
Depuis longtemps déjà Trousseau avait signalé les douleurs articulaires au cours des oreillons.
Jordan a conslaté des douleurs au niveau des articulations quatre fois sur 61 cas d’oreillons.
Bourcy (2), Lapersonne (3), montrent qu'au même titre que les autres maladies infectieuses, les oreillons s'accompagaent parfois d'accidents des séreuses du mouvement, et que ces manifestations sont sous l'influence directe de l’infection et produites au même titre que les oreillons eux-mêmes. :
E, Boisset (4) avait constaté, dans des cas d'oreillons,