Dieulafoy. Path. int. T. II, p
Pope
ourlienne a dû passer inaperçue au milieu des manifestations morbides frappant les gaînes tendineuses, la synoviale articulaire, les muscles, etc.
Pour altirer l'attention et être isolée nettement, il a fallu sans doute qu'une bourse séreuse sous-cutanée ful atteinte seule dans le cours de l'affection ourlienne, larticulation voisine demeurant indemne.
C’est ce qui se produisit dans le cas observé par M. Bergeron à l'hôpital Necker : il vit le gonflement de la bourse séreuse prérotulienne droite succéder à l'affection parotidienne (1).
Nous n'avons pas trouvé dans la littérature médicale d’autres cas de manifestations ourliennes localisés aux bourses séreuses sous-cutanées. Aucune observation détaillée de bursite ourlienne n'a été encore publiée, croÿons-nous. Nous avons eu la bonne fortune d’en pouvoir étudier une (ayant pour siège la bourse séreuse rétroolécrânienne), à l’hôpital militaire du Val-de-Grâce.
Nous la donnons ici.
OBservarTion XXI (inédite).
X...., militaire condamné à la réclusion, détenu à la prison du Cherche-Midi, né à G... (Morbihan), 29 ans, évacué de l’infirmerie de la prison sur l'hôpital du Val-de-Grâce.
Entre le 8 janvier, pour gastrite chronique et tuberculose au
1. Cité par d’Heilly. Dicé. méd. et chirurg. prat. T. 25, p. 98. Article Oreillons. Paris, 1878.
Te début du sommet gauche, dans le service du D° Poulet, professeur-asrégé à l'Ecole du Val-de-Grâce, et dirigeant actuellement la quatrième division de fièvreux, salle des détenus. :
Ancien déserleur, X.... a beaucoup pâti pendant tout le temps de sa désertion et depuis qu'il est au Cherche-Midi.
Pas d’antécédents rhumatismaux ni goutteux personnels ou héréditaires ; pas de trace de syphilis ni de blennorrhagie. Très pâle, très amaigri, X.... lousse depuis plusieurs années, a eu une hémoptysie très légère, digère difficilement, vomit fréquemment après les repas ; insomnies, sueurs nocturnes.
Traitement: Lait, viande crue, chloral le soir, lavage de l’estomac à l’eau de Vichy.
20 janvier. — X...., se plaint de malaise général, de céphalalgie violente et d'un peu d’angine.
Le malade, queslionné, croit n’avoir Jamais eu ni rougeole, ni scarlatine, ni fièvres éruplives quelconques. Pas d’élévation de température.
21, — Douleurs vagues dans les membres, principalement dans les muscles des bras et des avant-bras.
Courbature générale,
2 Epistaxis. La courbature générale a disparu, les douleurs vagues des membres se sont très atténuées.
L’angine persiste : difficulté de déglutition: mouvements du cou pénibles, surtout du côté droit.
À la contre-visite de 3 heures on remarque une parotidite droite, sans gonflement considérable.
Le malade est isolé au cabanon 2. T. m. 380. T. s. 5$0,6. Urine : quelques traces d’albumine; pas de sucre.
93. — Le gouflement de la parotide n’a pas sensiblement augmenté, mais cette région est très douloureuse. Les mouvements des mâchoires sont très pénibles.
Delord 31
L'angine a à peu près complètement disparu. T.m. 37°,7. T. Ron:
24, — Le gonflement diminue ; la douleur s’atténue. Apy-
rexie.