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. Coulson. Subcutaneous bursæ, medical Times, 1850, 1, p. 581. 4. Ducpetiaux, inspect. des prisons de Belgique. Annales d'hygiène publique et de médecine légale, 1° série, t. XXIX, p. 241. — Riembault, Hygiène des ouvriers mineurs. Paris, 1861, p.11 et 14. 5. Boëns-Boisseau, Traité des maladies des houilleurs, 1862, p. 10, 89, 133.
Delord H71
ne
des épanchements sanguins sous-cutanés, avec irrilation du tissu cellulaire circonvoisin.
« La peau à la région du coude devient dure par l'épaississement du tissu cellulaire sous-cutané. Quelquefois un épanchement sanguin s’y développe vite et est suivi d’un abcès sous- cutané de courte durée. Mais, le plus souvent, on remarque un épanchement, peu sensible d’abord, qui augmente lentement ; la peau est soulevée, tendue ; la région du coude s'arrondit; on y sent une résistance, une fluctuation particulière, comme si un corps gras très dense se trouvait sous la peau. La douleur est sourde, rarement pénible ».
Boëns-Boisseau décrit également un phlegmon du bras, qui survint à la suite de la suppuration d’un semblable épanchement.
Il semble donc que cet auteur a connu des épanchements séreux, des épanchements sanguins et des suppurations avec ou sans phlegmon, dans la bourse séreuse rétro-olécrânienne. Mais il ne paraît pas se douter qu'il existe en arrière de l’olécrâne une bourse séreuse, bien qu’il donne une description fort exacte de plusieurs variétés de bursite.
Michel Lévy (1) constate également ces diverses lésions chez les mineurs « employés à la taille ».
VII. — Carriers. — Les carriers sont sujets à la même affection et pour des motifs analogues.
Chassaignac (2) a observé l'existence des lésions de la
1. Michel Lévy. Traité d'hygiène, 6° édition, 2e vol., 4879, p. 918. 2. Chassaignac. Traité de La suppuration, p. 541 et suiv. .
FO) Le bourse séreuse rétro-olécrânienne chez ces ouvriers, et en cile deux cas, expliquant que ces malheureux pour extraire les blocs de pierre, s'étendent sur le côté, dans une attitude telle que le coude appuie et oscille sur le sol, servant de pivot, pendant qu'ils dirigent leurs outils” contre la pierre qu’ils veulent enlever.
Pingaud (1) constate aussi que « les carriers qui extraient la pierre couchés sur le flanc sont très sujets à l’hygroma de la bourse séreuse rétro-olécränienne ».
IX. — Bijoutiers-graveurs (2). — Ils portent un durillon à chaque coude. Ces durillons sont dûüs à la pression des coudes sur la table où its sont accotés constamment, le corps penché en avant sur l'ouvrage.
Celte attitude produit fréquemment chez eux des inflammalions chroniques de la bourse séreuse rétro-olécrânienne.
X. — Bijoutiers-quillocheurs. — Ils ont une callosité au coude droit seulement (3). La main gauche met en jeu la manivelle qui fait tourner la pièce à guillocher. La main droite pousse le burin ; le coude droit presse sur !a table de travail. Le durillon est moins marqué chez les ouvriers qui se servent d’un coussin protecteur. Dans cette profession la bursite rétro-olécrânienne droite est commune.