CONCLUSIONS
De l°Ut ce rJui Pre'cècle n°us déduisons les corollai
suivans : la cachexie aqueuse règne en Egypte, elle frappe l'homme et le mouton. Mêmes symptômes, causes identiques., lésions pathologiques de même nature. Plus tevuace sur 'le premier que sur le second, parce que loiganism’e est plus compliqué, d un ordre plus élevé. Lmcgiÿarité, l’intermittence du pouls , les palpitations observées sur des malades tiennent à la présence d’un liquide dans le sac du péricarde, et ne dépendent point, comme on l’a dit, d’une gastro-entérite chronique. La cachexie moissonne chaque année un grand nombre de fellahs et de moutons, parce que l’Arabe et ces derniers animaux se trouvent en Egypte sous l’influence de causes morbifiques semblables. Les troupeaux dépérissent parce que l’homme aussi végète dans la plus hideuse misère. L’Arabe et son mouton meurent avant l’époque ordinaire, assignée par la nature, parce que le plus beau sol de l’univers est devenu pour eux, dans les mains des barbares, un foyer de putréfaction, et le séjour de la famine.
Le mal continuera, parce que dans l’état actuel des choses il est impossible d’en détruire les causes occasionncl les .
La cachexie aqueuse de l’homme et du mouton n est point l’effet d’une gastro-entérite , comme d’autres l’ont affirmé ; l’examen attentif dos symptômes , l’étude des causes, celles des altérations cadavériques démentent cette assertion ridicule.
Le siège du mal existe dans le sang, ce mal est de ter- * miné par des substances végétales nuisibles, que l’Arabe affamé et les animaux abandonnés mangent auprès des champs de blé, où gisent des cadavres d'hommes que la faim et les mauvais traitemens ont fait succomber.