Accès à 8 heures matin. 1 gr. de sulfate de quinine au
début de l’accès.
Apyrexie à type impair de quinze jours.
10 juin : Accès vers 3 heures soir. Expectation.
12 — — 10 h. 1/2. Expectation.
14 — Accès. Prise de 1 gr. 50 de sulfate de quinine en 2 doses : la première à 6 heures du matin ; la seconde à 2 heures après midi. |
Apyrexie à type impair de vingt-trois jours.
8 juillet : Accès à 4 heures soir. Expectation,
10 — — 9 heures matin. Expectation.
nr — 11 h. matin. Prise 0 gr. 50 de sulfate de quinine au début de l’accès.
Apyrexie à type impair de onze jours.
24 juillet : Accès faible, à 4 heures soir. Expectation.
25 — Accès. Pas de quinine.
Apyrexie spontanée jusqu’au 28 août.
28 août : Intercurrence morbide fébrile. Intervalle à type pair de soixante-huit jours entre les accès de fièvre parfaite.
3 octobre : Retour de la tierce. Accès à 3 h. 1/2soir. Expec-
tation. 5 — Accès à 10 heures matin. Expectation.
7 — Accès. Prise de 0 gr. 50 de sulfate de quinine à
10 h. matin au début de l'accès.
Intervalle à type impair de sept jours entre les accès de fièvre parfaite.
13 octobre : Iutercurrence morbide fébrile.
15 octobre : Retour de la tierce. Accès à 1 heure soir (40c4),.
Prise de 0 gr. 50 de sulfate de quinine.
Apyrexie à type impair de cinq jours.
21 octobre : Accès faible pendant une traversée d'Alger à Marseille. Pas de quinine.
+ 23 octobre : Accès faible en cours de route. Pas de quinine,
More 25 octobre: Accès faible. Pas de Han Apyrexie spontanée. Apyrexie à type pair de cent jours entre les accès de fièvre parfaite. | 15 novembre : Intercurrence morbide fébrile à Gérez. 16 — ss 17 — © — 3 février 1906 : Retour de la tierce. Accès dans l'après-midi. 5 = PAT.
— dans la journée.
= à 11 heures matin O.gr. 25 de sulfate de quinine au début de l'accès.
Apyrexie à type impair de treize jours.
21 février : Accès à 5 heures soir (3825), 0 gr. 50 de sulfate de quinine. |
Apyrexie à type impair de onze Jours.
5 mars: Accès à 2 heures, 0 gr. 50 de sulfate de quinine au début de l’accès.
Apyrexie à type impair de trente-sept Jours.
12 avril: Accès à 1 heure soir ; 0 gr. 50 de sulfate de quinine au début de l’accès.
Apyrexie à type pair de trente Jours.
3 mai: Accès, à 11 h. 1/2 du matin, 38°4 ; 1 gramme de sulfate de quinine au début de l’accès.
Je considère que le 3 mai 1906, un an jour pour jour après le début, eut lieu le décnien accès de la fièvre parfaite.
Cette observation, encore inédite, n'a pu être que résumée très succinctement ici. La fièvre, constituant la première inter-
currence morbide, entièrement différente de la tierce, dura du
28 août au 28 septembre.
Il y eut deux apyrexies : la première le 9 septembre, elle
US dura un jour seulement. La seconde fut de six jours, du 18 au 24 septembre.
La fièvre (hémitritée) d’abord à cheval sur deux jours, avec des accès de trente-six heures, monta le troisième jour à 41° À neuf autres jours elle fut à 40°, ou à près de 40e. pi
Je lui administrai le 15 septembre, au début de la poussée, une dose de 0 gr. 50 de sulfate de quinine, par voie buccale. Elle fut sans influence, non seulement sur la première partie de la poussée hémitritée mais encore sur la seconde, séparée d'une manière marquée, dès le 5 septembre, par un fléchissement de la courbe après minuit. |
Une seconde dose, de 1 gramme cette fois, fut donnée le 17 septembre au début de la poussée, qui ne dura qu’une douzaine d’heures.
Ces doses de quinine ne me paraissent pas avoir eu la moindre influence sur la fièvre. Déjà, aux 9 et 10 septembre, il y avait eu, par atténuation spontanée avant une reprise très marquée de la maladie, une poussée de quatorze à quinze heures seulement, sans que l’on pût invoquer une action thérapeutique.
On lit sur la courbe que je possède, toutes les températures ayant été prises par moi-même, que le 14 cette reprise fébrile avait manifestement atteint son maximum. Les doses de quinine ont coïncidé avec des poussées en série descendante.
Le 14septembre 1906 petite fièvre à caractère bilieux. Rechute légère le 1°" novembre 1906.
À ces deux reprises pas d’antithermiques. Pas d’hypertrophie de la rate. Depuis cette époque, la rate est restée normale et à aucun moment on n’a noté d’accès de fièvre intermittente.
Reuarque : Cette observation est d’abord un remarquable
exemple du peu de retentissement de la fièvre intermittente
= Lee parfaite sur l'organisme, au lendemain même des accès, à la condition qu’il n’y ait aucune fausse manœuvre thérapeutique, aucune médication perturbatrice telle que vomitifs ou purgatifs.
Le deuxième accès de fièvre, constaté au cours de cette observation, s’est produit le 5 mai, vers 10 heures du matin pendant que nous nous rendions ensemble, à cheval, des Hauts-Plateaux de la province de Constantine au Sahara.
Le 5 mai, au repas de midi, M. G...se sent légèrement fatigué. L’appétit est médiocre.
Ce second accès n’a été qu’une poussée fébrile considérée plutôt par le fébricitant comme une courbature. Ce jour même, étape à cheval de 40 kilomètres.
6 mai : Jour apyrétique. Nouvelle étape de 45 kilomètres.
7 mai : La fièvre anticipe. Elle vient vers 8 heures, quelques frissons, sénsation de froid pendant une demi-heure.Nausées.
M.G...me fait observer quelce pourrait bien être de la fièvre intermittente. En raison de l’époque de l’année, l'hypothèse me paraît peu admissible. Par la suite je pus me convaincre que la saison avait été exceptionnellement favorable à la culture et au développement du germe.
J’appris en effet de M. G... qu’il avait surveillé quelques Jours auparavant le défrichement d'un terrain vierge (fièvre des alluvions).
Vers 11 h. 1/2 la fièvre s’est dissipée. M. G... peut déjeuner.
8 mai : Étape très pénible à cheval de 80 kilomètres. Arrivée à Foughala (Sahara algérien).
Malgré cette rude chevauchée, M.G... n’éprouve aucune fatigue. Il dîne de très bon appétit.
9 mai : À 6 heures du matin, un peu, après le lever, frissons
très violents. Le doute n'est plus permis.