Voir Laveran et Catrin, passim
3 Colin, Traité des fièvres intérmittentes. Paris, 1870.
perglobulie. Dans ce cas il s’agissait d’une tuberculose primitive de la rate restée telle pendant de longues années et infectant le foie et le pancréas probablement par la veine splénique (1) ».
En raison des faits que nous avons apportés précédemment, il faudra rayer de l’anatomie pathologique des rates dites paludéennes les splénomégalies dues aux cirrhoses alcooliques et biliaires. [1 faudra éliminer les grosses rates dues aux troubles d’origine gastro-intestinale, les hypersplénies syphilitiques dont la fréquence est grande en Algérie, comme Legrain (2) l’a constaté, tant au point de vue histologique que clinique.
Cette liste déjà longue est encore incomplète. Nous devons yajouterle Kala-Azar. « Les lésions que l’on trouve à l’autopsie des malades atteints de Kala-Azar sont les mêmes que celles de la cachexie paludéenne. Il y a une pigmentation du foie, de la rate etdes reins (3). » Cette pigmentation à laquelle on a voulu faire jouer un rôle si important n'appartient donc pas en propre au paludisme.
Ce n’est pas une altération caractéristique, puisque nous la retrouvons dans les cirrhoses pigmentaires (en particulier dans le diabète bronzé), dans certaines affections du pancréas, dans la phtisie et le cancer de l’estomac, dans l’anémie pernicieuse progressive. De plus
en plus, on tend àadmettre l'ubiquité du pigment mélani-