‹ De La Cachexie PaludéenneChapitre 42 sur 47 · Id., p · texte numérisé non relu

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où on l'invoquerait pour plaider l'entité de la cachexie paludéenne, ici encore, nous ne pouvons avoir de réponse satisfaisante.

Déjà, en 1867, Duboué (1) s’exprimait ainsi: « Un premier fait nous frappe dans les lésions produites par l'infection paludéenne c’est qu'aucune d’elle n’est constante, c’est que toutes même peuvent venir à manquer. »

Certains auteurs sont bien obligés d’avouer qu’ «en Algérie, par exemple, il est très fréquent de voir le paludisme coïncider avec l’alcoolisme ou avec la syphilis et lorsque les malades viennent à succomber, il est très délicat, à l’autopsie, de faire la part de ces différentes maladies ; le plus souvent il faut ÿ renoncer. Alors même que le sujet n’était ni alcoolique, ni syphilitique, on n’est pas autorisé pour cela à mettre au compte du paludisme toutes les lésions trouvées à l’autopsie (2). »

Le fait s’est produit, cependant, nombre de fois. La véritable nature de la lésion a échappé trop souvent à ceux qui pratiquèrent des autopsies. Aussi faut-il savoir gré à Duboué d’avoir très sincèrement reconnu son erreur pour le cas supposé fièvre larvée comateuse, traité par la quinine et reporté, sur la table d’amphithéâtre, à un « mal de Bright très avancé ».

En ce qui concerne les lésions anatomiques du foie nous avons déjà montré (Chap. I) les divergences pro-

fondes qui existent parmi les auteurs. Nous avons vu

1. Duboué. De l’impaludisme. Paris, 1867, p. 133 et p. 130 2. Laveran. Trarté des fièvres palustres, p. 85.

comment des cirrhoses alcooliques et des cirrhoses biliaires avaient été interprétées à tort comme « paludéennes » (Chap. I).

Nousrappellerons suivant Picquet, (1) que Sabourin a publié quatre observations : trois de cachexie tubercu: leuse, et une de cachexie cardiaque ; et que, dans ces quatre observations, « on ne trouve rien, absolument rien, qui puisse même laisser supposer l’intoxication maremmatique, et cependant les lésions hépatiques sont identiques à celles qu'ont décrites MM. Kelsch et Kiener. »

Pour ce qui est des altérations de l'intestin la question est bien jugée. Les lésions que l’on avait attribuées au paludisme, naguère, relèvent de la dysenterie ou de la fièvre typhoïde (2).

Nous ne trouvons rien non plus de spécifique du côté de l’appareil respiratoire et circulatoire. Ce serait done à la rate de nous fournir des indications sérieuses et probantes. Mais, ici encore, les faits sont en désaccord avec les conceptions du paludisme.Colin nous dit qu'il a: « perdu des cachectiques doni la rate était elle-même farcie de tubercules » (3). #

Legrain relate le cas observé par MM. Rendu et F. Widal « d’une malade qui, pendant six ans, présente une rate énorme descendant finalement jusqu'à l’aine, rate multilobulée,dure,indolore,et quimeurtde cachexie,

après avoir présenté de la cyanose de la face et de l’hy-

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