Revue de médecine, 1882, p
3. Dutournier. Thèse de Paris, juin 1895. Contribution à l'étude du diabète bronzé, p. 40.
Mais cette digression ne ressortirait pas au plan de notre travail. Néanmoins, nous jugeons utile de remettre en mémoire ce que Georges Treille écrivait à propos de la bilieuse hématurique (1): « Elle atteint surtout les isolés, dans les postes de l’intérieur, qui se font médecins d'eux-mêmes pour la circonstance, prennent régulièrement les préventifs de la fièvre intermittente, cherchent à réagir contre le spectre, toujours présent dans leur esprit, de la malaria, et se bourrent de quinine à dose quotidienne. Ceux-là, elle les tue presque infailliblement, attendu qu’il n’est pas possible .d’absorber impunément ce spécifique dans les climats où l’élimination rénale est insuffisante (2), très souvent même altérée par les lésions anatomiques,comme le montre l’état des reins dans toutes les autopsies pratiquées dans les pays chauds à la suite des états cachectiques, chroniques ou même simplement aigus. »
Et auparavant G. Treille avait dit: « Si s’affranchissant de cette doctrine des âges anciens de la médecine qui tend toujours à placer dans la nature, comme un quid ignotum malfaisant, les germes de nos maladies, on voulait bien considérer que l’homme, enfin, porte
1. Georges Treille. Les conditions sanitaires de l'Afrique intertropicale, loc. cit., p. 810.