‹ De la cachexie séreuse des enceintes et des accouchéesChapitre 2 sur 31 · Loc. cit · texte numérisé non relu

Loc. cit

^ihm stets noch jener gesellt , welchen die meckaniscke Àusdehnung der « schwangeren Gebàrmutter auf ikre Nachharorgane hervorruft, So werden ^(die durch das Lungen 'ôdem , die Pleura- und Pericardialexsudate , bef^ dingten Gefahren, durch die Beengung des Thoraxraumes von Seite « der sich ausdehnenden Gebàrmutter gesteigert; so wird auch das Œdem « der unteren Extremitdten und der Genitalien durch die Compression ^der Beckengefasse in der Art vermehrt , dass zuweilen jede Bewegung « unmdglich gemacht , durch die Spannung der Hautdecken die pein- ^,lichsten^ kaum zu ertragenden Schmerzen hervorgerufen werden}

Le portrait est d’une exactitude remarquable : mais nous ferons remarquer que c’est bien celui de la cachexie et non pas de la diathèse.

Hiislorique.

Ævant d’entreprendre la description de la cachexie séreuse, il nous paiait nécessaire de jeter un coup d’œil rétrospectif sur les auteurs qui ont écrit sur la matière : très-souvent, en effet, une idée est présentée comme nouvelle, lorsqu’elle a déjà été avancée à une époque plus ou moins antérieure, époque à laquelle on n’était pas encore assez

1 . « Cet état du sang , fréquent chez les femmes enceintes , donne lieu à une exsudation séreuse souvent abondante dans les cavités séreuses (péricarde, plèvre, péritoine), dans le tissu cellulaire sous-cutané et sous-séreux (extrémités inférieures, vulve , vagin ) , dans le parenchyme des organes (poumons , cerveau) , même à une transsudation dans la cavité de Tœuf (hydroamnios) et dans la paroi interne de la matrice ( hydrorrhée ) ; cet état compromet ainsi la vie de la mère et de Fenfant ; son influence pendant la grossesse mérite d’autant plus d’attention, qu’il s’y joint encore la pression exercée par l’utérus distendu sur les organes voisins. Ainsi , l’œdème pulmonaire , l’épanchement dans la plèvre et dans le péricarde ^ deviennent plus graves par l’obstacle qu’apporte la matrice à la dilatation du thorax; ainsi l’œdème des membres inférieurs et des parties génitales augmente par la compression des vaisseaux du bassin , souvent à un tel point que les mouvements deviennent impossibles et la distension de la peau horriblement douloureuse.®

mûr pour la comprendre : elle était dès lors ensevelie dans un profond et long oubli. Ce qui suit montrera que notre maladie n’a été traitée encore nulle part ex professa.

Les anciens, à commencer par Hippocrate, parlent à peine des infiltrations auxquelles sont sujettes les femmes enceintes. Le père de la médecine donne bien quelques médicaments « si gravida intiimescit ^ * mais il n’y attache pas d’importance. Après l’accouchement les lochies peuvent se porter vers les viscères , entre autres vers les poumons , il survient de l’oppression , de la toux et assez souvent des crachats spumeux : il regarde cet accident comme grave, mais sans nous éclairer davantage sur sa nature. ^

Au seizième siècle, les faits commencent à être mieux indiqués, mais c’est encore bien vague. Ainsi Schultz n’attache pas d’importance à l’œdème à moins qu’il n’existe au moment même , ou qu’il ne s’établisse ce qu’il appelle dispositio hydropica.^

Après avoir parlé de l’œdème des jambes, Spach ajoute : ^^veriim in iis in quitus immodicus fit tumor et noctu crura non detiimescunt , pertirnescendiim est ne qiiid mali eveniat. ” ^

Ferxel traite de l’anasarque en général ; les femmes enceintes peuvent en être atteintes , mais la cause reste la même , savoir : « cruditas et pitiiitosiis albicansqiie sanguis ^ aut si dicere mavis ^ aqua lenta et concreta;^ cette altération du sang est amenée par ^fmmodicâ nimirum jecoris atqiie venarum refrigeratione. ® ^

Roderic a Castro est plus explicite quand il dit que l’œdème léger disparaît d’ordinaire après l’accouchement; s’il ne diminue ni le jour ni la nuit il faut le traiter; plus bas il ajoute : ^tumorihus pedum crescente crudorum kumorum copia, supervenit oculorum, et totius cor-

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