Fontanüs , Sfntagma medicum de morbis mulierum
De la Motte n’a jamais vu périr de femmes par les enflures des extrémités. Le plus grand mal qu’il en ait vu arriver c’était la difficulté d’agir sur les fins de la grossesse. Il les attribue, soit à une alimentation trop succulente, soit à une nourriture malsaine et insuffisante; ce dernier cas est pour lui plus rare. ^
Mauriceau explique l’œdème des extrémités inférieures par la compression qu’exerce l’utérus sur les veines iliaques; ce qui le confirme dans cette idée, c’est que toutes les femmes qui sont grosses de deux enfants ont toujours les jambes fort enflées vers les derniers mois de leur grossesse. A chaque observation de grossesse gémellaire il se plaît à rappeler cette cause. Après l’accouchement l’œdème disparaît, parce qu’alors la femme se purge des superfluités de toute l’habitude par le moyen de ses vidanges, pourvu qu’il s’en fasse une bonne évacuation. Cependant il y a d’autres femmes à qui les jambes enflent seulement à cause de leur débilité « et non pour le sujet que nous venons de dire, ® Cette opinion de Mauriceau a formé celle des accoucheurs français; car, avant lui , on se rendait mieux compte de cet état morbide en le rapportant à une cause générale.^
Voici ce que dit Sydenham : « Haud raro tamen fœminœ prœgnantes ^^eodem tiimore tentantiir; pedibus cruribusque ad extremum extensis ^ in « abdomen ruunt aquœ , et ad ultimum capacitatis suce limen paulatirn distendiint ^ donec tandem in viscera nobiliora impetu ab iis facto œger
submer gitur Pro rata quæ partes a morbo obsessœ augentur mole,
« aliæ magis magisque graciles cunt , urgentibus dfspnœa, urinœ paucitate , et siti intensa. Causa hujusce morbi in genere sanguinis débilitas est, * Mais, pour lui, cette altération, comme on le voit, n’est pas spéciale à l’état de grossesse. ’
Puzos distingue de l’enflure ordinaire des extrémités « une autre enflure