HISTORIQUE
L'origine de la castration du taureau date des temps les plus reculés. On la trouve mentionnée dans le Pentateuque, le plus ancien livre de la collection biblique. « Vous n’offrirez au Seigneur nul animal qui aura servi à la conservation de son espèce, ou qui aura été froissé, coupé ou arraché. »
Chez les Grecs elle était connue dès les premiers temps historiques, si Homère n’en a rien dit, Hésiode dans sonlivre « Les Travaux et les jours » mentionne « Le huitième jour du mois, tu peux châtrer les chevreaux et les taureaux mugissants ».
Des textes nous apprennent qu’elle était en usage chez les Egyptiens et les Perses.
Il semble que la castration du taureau, a été autrefois d’une application plus générale encore que celle du cheval, car seule la castration des mâles de l’espèce bovine, s’y trouve directement mentionnée.
Aristote au 1v° siècle avant J.-C., parlant surtout du taureau, décrit le procédé opératoire en usage, fixe l’âge convenable et indique les effets de l'opération.
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Les agronomes latins Varron et Columelle, Pline le naturaliste, nous ont aussi laissé des notions intéressantes sur cette pratique dans l’antiquité.
Palladius, au 1v° siècle de notre ère, indique comme procédé nouveau l’excision par le fer rouge.
Les auteurs qui jusqu’à nous ont traité cette question, ont gardé la même opinion sur le principe même de l’utilité de l’opération et ont décrit les procédés nouveaux dont le temps a successivement amené la découverte.
Les différents modes de castration pratiqués dans l'antiquité sont principalement : l’'écrasement, l’excision, l’arrachement et la castration par le feu.
Ces procédés se perfectionnèrent peu à peu, ainsi l’écrasement donna naissance en se bornant au cordon, au bistournage, au martelage, à la ligature extérieure. i’arrachement devint la torsion simple, puis la torsion bornée, L’excision fut complétée par l'emploi du feu, puis de la ligature, laquelle conduisit à l'emploi des casseaux et à la castration par émasculateur.
Quant à la castration par torsion libre, elle a ses origines dans le procédé par arrachement. D’après les dires de Menveux, elle est employée depuis un temps immémorial par les hongreurs de l'Ouest de la France. Celui-ci l’ayant à son tour pratiquée une quarantaine de fois avec succès et la trouvant facile, en a indiqué le premier la technique opératoire.
M.-J. Lombard 1: