‹ De la cataracte [electronic resource]Chapitre 3 sur 4 · CATARACTE LENTICULAIRE · texte numérisé non relu

CATARACTE LENTICULAIRE

Épreuve caloplriqiie. Production conslantc d'au moins doux imagos.

Opacilé striée, radiée, unie, profonde, ]iarlant du coiilro du cristallin pour en gagner la surface. Aspect lisse. Aucune inllammuliou antérieure.

Mdrcite progressive.

Iris normal, quelquefois tremblotant, faisant saillie en avant (cat. niuUc), ou déprimée en entonnoir (cat. dure).

Pupille ayant, la plupart du temps, conservé su mnidiité. Ombre portée.

Vision améliorée à un jour modéré.

CATAP.ACTE CAPSULAIBE.

Épreuve caloplrique. Absence constante de la 2° et de la 5" imago, celle fournie par la cornée persistant seule.

Opacilé crayeuse, offrant dos aspéiités, superliciolle, conmiençant à la surface du cristallin, et ayant presque toujours été précédée d'une inflamination de l'iris.

Marche. Élat stationnairc, à moins que riiidammalion, persistante, ne la fasse se développer.

Iris ordinairement altéré, décoloré, déprimé en ai rière, jamais poussé en avant ni tremblotant.

/'(y«7/f souvent frangée, adliércnto, ayant |)erdii tout ou partie do sa mobilité. l'as d'ombre ]iorlée s'il y a des adhérences.

Vision non améliorée à un jour modéré, s'il y a dos adhérences.

Opérations pour les cataractes capsulaires et capsulo-lenticulaircs. Quand la calaracte capsulaire est libre de loule adhérence avec l'iris, si elle est partielle, cest-à-dirc seulement centrale, elle rentre, an point de vue opératoire, dans la catégorie des cataractes stratifiées : les parties |)éripliériqncs du cristallin étaiU

(lenieuréos traiis|m-ciiles, c'csL à l'iiiddôsis ou à l'iridcclomic (|u'()u doit rocourir pour rouvrir le [)assage aux rayons lumineux {voij. Cataracte sthatifée, ,.. 195).

Quand, au contraire, celle même cataracte, non adhérente, est complète ou se complique d'une cataracte lenticulaire, elle réclame l'emploi d'une des méthodes opératoires de la cataracte proprement dite. Seulement elle exige que la capsule soit, ou incisée avec le plus grand soin, on môme extraite, si l'on ne veut s'exposer à avoir des cataractes secondaires.

Quand, enliu, la cataracte capsuLiire est adhérente, c'est à ties procédés mixtes ([u'il faut avoir recours. Si l'on a des raisons de penser (|ue l'opacité est limitée à la marge pupillaire, liée par des synéchies à la capside antérieure, on peut rétablir la vision par une iridectomic qui, dans cette circonstance, est doublement indiquée, et par la nécessité d'une pupille nouvelle destinée à donner accès à la lumière, et par celle de rétablir la communication entre les deux chambres, condition essentielle à la nutrition régulière de l'organe. Il peut arriver r|ue, le diagnostic n'ayant pu être complet, ou trouve, l'excision indienne accomplie, un cristallin opaipie derrière la pupille nouvelle : on peut alors, ou bien agrandir incontinent l'incision (pii vient d'être, pratiquée en vue de l'iridectomie, et extraire le cristallin et .«;a capsule au moyeu des curettes et des pinces, ou bien remettre l'extraction de la cataracte à un tenqjs plus ou moins éloigné. Elle com[)rendra une large discision, ou même l'extraction de la capsule opa([ue, toutes les fois que ce sera possible,

La cataracte capsulaire, consécutive à l'iritis ou à l'irido-r-horoïdite chronique, s'accompugne d'altérations du tissu iridien, lequel se trouve le plus souvent tapissé îj sa face postérieure par des exsudais qui occupent la chaijibre postérieure et unissent intimement la capsule antérieure à l'iris. Il ne s'agit pas seulement, dans ces cas, d'extraire le cribtaUin ; il faut en même temps enlever un lambeau de l'iris et les proliférations rétro-iridiennes qui le doublent. Wenzel est l'auteur d'un procédé qui a été longtemps en faveur pour remplir ce double objet; nous ne le décrirons point, parce qu'il a clé avantageusement l emplacé par les deux procédés suivants :

1" Opération de Bownian. Une incision est faite, au moyen d'un large couteau lancéolaire coudé on du couteau de Weber, introduit iî l'union de la cornée et du la sclérotique, ainsi qu'il a été indiqué pour l'extraction linéaire d'après le procédé de Critchett. Une fois la lame ariivée dans la chambre antérieure, le manche du couteau étant relevé, la pointe en est conduite à travers l'iris, au point de sa plus prochaine adhérence avec la capsule, etpoussée de façon à faire à l'iris et à la capsule luie incision transversale de 4 millimètres de longueur environ (fig. 71). Cela l'ait, on retire le couteau et l'on passe derrière la cornée, à travers l'incision cornéale et contre l'un des angles de celleci, les lames de petits cise:mx (ciseaux de Liebreicli, fig. 70, j). 90), dont l'une, pointue, tiaverse l'iris à sa ])artie la plus excentrique et est dirigée, derrière lui, vers l'extrémité correspondante de la jilaie transversale faite à l'iris avec le couteau lancéolaii'c, et dont l'autre, mousse, est conduite, vers le même but naturellement, entre l'iris et la cornée ; les lames étant alors lappiochées, l'iris se trouve coupé suivant une ligne perpendiculaire aux incisions pi'cniicresct située à l'une des extrémités de celle-ci. On l'ait la même seclion à l'autre

l'ic Tl.

ex,lrciiiil.!'i et un luinbe.iu quailrilatère se trouve ainsi taillé, n'ayant plus qu'un Lord adhérent, celui de l'iris au cercle ciliaire. Une pince l'uLlirc au dehors et la section en est laite d'un ou de deux coups de ciseaux; il en résulte une large pupille trapézoïdale (fig. 72). Il reste alors à extraire le cristallin, ce qu'on l'ail, au moyen de la curette ou simplement par la méthode dite de glissement, après avoir en soin d'inciser largement la capsule, qu'on enlève après coup, si l'on en découvre dans la pupille des parcelles opaques. Quand celles-ci sont adhérentes à l'iris et n'en peuvent êlre détachées, on introduit les ciseaux à nouveau, et l'on divise capsule et iris, celui-ci dans toule l'étendue de son diamètre vertical, de façon à le séparer en deux parties latérales ((ig. 7'2, ab).

2° Opération de de Grcefe. Elle se [)ra tique au moyen de l'incision indiquée par l'auteur pour l'extraction périphérique de la cataracte. La ponction est laite à l'aide du coutetiu linéaire comme pour cette dernière opération, avec celte dilfél'cnce qu'on le pousse h travers l'iris et qu'on ne doit pas le conduire aussi loin en bas avant d'en amener la pointe vers le lieu de la contre-ponction. Cette incision rcssen)ble donc à celle de Wenzcl, en ce qu'elle divise du même coup le bord scléro-cornéal et l'iris. 11 arrive assez souvent, pendant cette section, qu'on ouvre la capsule cristallinienne et qu'un peu de substance corticale s'échappe : il n'y a pas à s'en préoccuper. On pénètre alors dans la plaie iï l'aide d'une forte pince, dont une branche est passée entre l'iris et la cornée et l'autie derrière les masses rélro-u'idiennes qui, le plus souvent, adhèrent déjà de tontes parts à la capsule du cristallin; aussi cette seconde branche pénètre-t-elle d'ordinaire dans le système lenticulaire. On attire alors doucement à soi la masse comprise entre les deux branches de la pince, et, si elle résiste, on la sépare, à l'aide de deux coups de ciseaux, partant des angles de l'incision et se réunissant au point où se trouve le centre habituel de la pupille normale; la masse a été, en efTet séparée, dans sa continuité, c'est-à-dire d'un angle de la plaie à l'autre par le couteau linéaire. Parfois, pendant ces manœuvres, la capsule se vide, auquel cas on considère l'opél'ation comme terminée. Si le cristallin ne sort pas, c'est le plus souvent que l'ouverture faite à la capsule n'est pas assez large ; on l'agrandit alors à l'aide du kystitome, puis on dégage le cristallin comme au quatrième temps de l'extraction linéaire périphérique, en évitant, autant tjue possible, rintervention des curettes, si dangereuse pour l'intégrité du corjjs vitré, qui, dans ces cas, esl presque toujours ramolli. Quand , après la sortie du cristallin , il reste encore des parties opaques de la capsule vers le bord inférieur de la pupille, on doit les extraire, ([uand elles ne sont pas trop fortement adhérentes au segment inférieur de l'iris et aux procès ciliaires, au moyen de pinces, et de préférence avec les pinces de Licbreich, dont le mécanisme ingénieux en rend la manœuvre si facile et si inoffensive, dans tous les points de la chambre antérieure où les mors doivent en être dirigés.

On conçoit que la diversité des cas et celle des complications qui accompagnent toujours ceux où ces opérations sont l'eadues nécessaires, interdisent d'en lixer le pronostic, môme avec des chances très-limitées de le voir se conlirmer. lui général, on n'observe pas que la plaie ait de la tendance à suppurer, mais il existe deux autres causes d'insuccès, ce sont la cyclite chronique avec inliltration du corps vitré, et des opacités étendues de la cornée. Néanmoins l'opération de de Graîfo paraît éloigner, plus que les autres, le danger de ce dernier accident.

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