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TABLEAU SYNOPTIQUE DES DIFFÉIU-INTES ESPÈCES DE CATARACTES

DuiiES. SijmpLùmes. Purlagc exclusif des piTsonncs âgées de plus de 10 aii>; crislallin dimîiuic di; vuluino, à centre plus foncé que la Circonférence, ordinaireMienl d'un rouge brun, à face antérieure aplatie.''Omhre porlce sur l'iris, qui est souvent attiré en arrière en lonne d'Entonnoir. CliaiTihre postérieure coiiseriée. Iris lilire, son " '" uvéen peu visible. Le^ voient mieux à une lumière mode rée ou quand la pupille est dilatée. Marche lente. Pronoslic réservé. Tvuilcmciil : Extraction linéaire à incision proportionnée MU volume du cristallin et avec iridectouiie.

MoLi.ES. Peuvent se présenter:!

tout âge, uuiis presque exclusivement avant celui de /iO ans. Développement plus rapide que celui des cataractes dures, quelquefois subit.

Commence par la sni)erlicie, sous la l'orme d'une ou do plusieurs stries qui, delii, gagnent le centre de la lentille et représentent ilifl'érentes figures triangulaires, etc. A mesure qiie la cataracte avance, ces figures disparaissent; couleur blanc bleuâtre, laiteuse ou grisâtre, parfois nacrée et brillanic.

Iris poussé en avant, pas J'ombre portée, [jlus de cluuubre postérieure ; pupille souvent dilatée et moins mobile que dans l'élat normal, quand la pupille est très-voluniincuse, le bord de la juipiUe, ordinairement noir, se diHaclic sur la cataracte. Vision très-allérée, se modifiant peu par la dilatation pupillairc et la lumière modérée.

Trailcmcnl : Uiscision cl extraclion linéaire.

•1» Verlr, Sa coloration n'est que le plus haut degré de la eoloialion normale jaune orangé du cristallin des individus âgés de plus de ans. Ile e d t -ue du glaucome en ce que celui-ci offre des symplom..s ; ùrelé u Rlol e, aiu^tliésie de la cornée, dilatation pupil a.re, ,n.,ec. lion si'é 'iâle, etc.), qui manquent à la cataracte simple. Tratlemenl : Extraction.

, eu .u,„.u , 9„ »T Parait due à la présence de la matière colorante du sang lostérieure \ „ nnnéiré dans le système cristallinien. Se di-tingue des yllR^'lion^ son cercle / " u,Sps par des symptômes faciles à reconnaître a 'oplitbalis malades ^^"/cinc èl à^ l'éclairage latéral et par l'épreuve des trois images ère modé- l ("i'',;ies,'^absence de la 2« image, etc.). Trailemenl ; Extraction. ^

V Pierreuse ou plâtreuse. La lentille est comme pétrifiée; les diverses membrane/ de l'œil sont ordinairement atteintes. Se rencontrent Fcsque toujours chez les personnes âgées. Globe ordinairement airopbié. TrailemenL : Extraction.

1- Striées, éloilées, fcwtrées, barrées dcliiscenies, etc Les stries, toujours rég\.lières au début, se brisent de bonne l.eurc e prennent,

7a face intérieure ou postérieure du cristallin, des lormes verses. Des lignes opaques, convergeant vers le contre de la lentille, parlagent ce corps en morceaux triangulaires qui finissent par se dissoudre

9» Disséminées ou pointitlées. On ne voil aucune sine a la sur ace du cristallin, mais de petits points blancs diversement groupes dans les différents poinls du centre et de la surlacc de la lentille. Maiclie très-lente.

5» Diabétiques. Survicnl dans la pério.le avancée du diabète, se développe avec rapidité, an point d'être quelquefois complète en quelques semaines. Opacité se manifestant sous forme de slnes occupant (le préférence la face postérieure du cristallin, allant de la circonli!rence au centre et envaliissant rapidement la lenlille entière. Irnitevienl ■ Extraction linéaire.

.i' Traumatiques. Mésultc ordinairement de la rupture i]c la capsule- peut se développer néanmoins Ans celte rupUue. Toujour-, molle et volumineuse. Coinpli(|née le plus souvent de lésions des membrane'; externes, d'irilis, d'hypopion, île corps étrangers, elc. Blessure de la caiisule souvent appaiente et lais^anl échapper des Iragmenls de matière lenticulaire. Se tenir en garde conlrc les accidents sympalliiques. Traitement : Anliplilogisliques, éinollienls, mydrialiques, paracentèse, iridectouiie et extraction linéaire.

Stratifiée. L'opa''ilé n'occupe qu'une zone, ordinairement régulière et centrale, (luand la pupille est largement dilatée, on aperçoit le fond de l'œil tout autour di; l'opacité, et le malade voit. Quand elle est contractée, on n'y voit que l'opacité et le sujet est complètement privé de la vision. Traitement : Irideclomie ou iriddésis.

ti» Congénitale. Couleur blanc bleuâlio.'pnpille mobile, sensation de la lumière conservée. Complète d'emblée et non progressive. Traitement : Uiscision ou extraction linéaire supérieure avec iridectomie étroite.

Demi-Moi.lf.s. Combinaison de la

UEMi-»ioi,Li.s. „u.u.,...u..u « cataracte molle et de la cataracte dure, coucbes corticales molles et

noyau dur. Participe des propriétés des unes cl des autres. Trditemenl : Extraction

Non AniiÉRENTES. Composées par des exsudations déposées sur la ' capsule antérieure par des infiammalions de l'iris, l'oints isoles ou conglomérés, bruns, grisou blanchâtres, ou membranes grises, crayeuses, rabmeuses, occupant le centre do la pupille ou la pupill.; tout entière, pupille mobile. A l'épreuve catoptrique, absence des deux images postérieures. Etat statioimaire, à moins de persistance de l inllaininatiou productrice. Fréquemment état morbide de 1 iris et delornuUion du bord pupillairc et phénomènes d'irido-choroidile. Irailemenl : inilectoniic et extraction linéaire.

Centrale, pijramidale, végé tante. Suite ordinaire d'uni! ulcération perforante de la cornée, avec laquelle la capsule a contracté des adhérences. Oiiacilé crayeuse centrale, souvent très-limitée, quel qucfois relii'-e à la cornée par diîs filaments d'exsudal. Traitement :

Iridi'ctomie ou iriddésis.

ADiiÉnENTi-s. Fausse membrane adhérente à la pupille, d une part, et, de 1 autre, recouvrant toute la partie de la capsule qui s'aperioit dans la pupilli!. Celle-ci est d un blanc grisou ciayeiu, irreguliere, iinmo bile 'iris souvent saillant, bombé en avant à la façon d'un turban, décolore, ne tremblotant jamais. Vi>ion non' améliorée â un jour modéré. Pupille ne se dilatant |ias par les mydriatinues. Etat stationnaiic Traitement : Large irideciomie et extraction iiar les curettes (Procèdes liowman et de i.nulc).

Iles participent des caractères des dcu\ espèces réunies et se rapprochent surtout des cataractes eapsu es. Celles-ci, en effet, sont pie>que toujours eompliipiées de l'opacité de la lenlilh!. l.a cataracte capsule

laircs . .

Iciiliculaire est lu plu» souvent simple.

Des verres à cataracle. I . Un œil qui a c'ré privé de son crislalliii esL dans des condilions dioptriquos diircroiiLcs de colles oii il se trouvait quand il en éluit encore en possession. La rélVaclioii slaliquc un est notablemi'nt diminuée et la n'iVaclion dynamique (accommodation) cntiLTcmeiiL abolie. On remédie d'nne façon complète au déficit de la première, et d'nne façon incomplète au défaut de la seconde, par l'usage de lenlilles appropriées.

L'écart qni existe entre un œil emmétrope (celni où, dans l'état de repos de l'accommodation, les rayons parallèles viemient se croiser sur la couclie des bâtoniiels de la rétine) et un œil opéré de cataracte, au point de vue de la réfraction statique, dépend des conditions dioplriques dans lesquelles se trouvait ce dernier avant de perdre son cristallin. S'il était emmétrope, l'écart est représenté par la somme de puissance réfractive que possédait le ciistallin éliminé ; byperniétrope, par cette même somme augmentée du cliiffre de l'hypermétropie préexistante; myope, par cette somme encore, mais diminuée dn chiffre que mesuiait la myopie.

U en résulle que les opérés de cataracte, pour rentrer dans des conditions de réfraction eramélropique, doivent se servir de verres convexes de loyer différent , selon qu'ils étaient auparavant myopes, emmétropes ou hypermétropes. Ces verres seront de loyer plus grand pour les premiers, plus petit pour les seconds, plus petit encore pour les troisièmes.

2. La réduction de la réfraction par le fait de l'apbakie (absence du crislallin) n'est pas le seul résultat de cette absence. La cornée normale n'est pas, à proprement parler, symétrique ; sa surface n'est pas celle d'une partie de sphère, mais bien celle d'une partie d'ellipsoïde à trois axes inégaux. Souvent la réfraction qu'elle procure donne lieu à des images irrégulières, qu'une disposition en sens contraire du cristallin corrige [ilus ou moins complètement. Si cette correction n'est pas complète,. si, au contraire, la forme du cristallin est asymétrique dans le même sens que celle de la cornée, cette réfraction est plus irrégulière encore et l'œil qui en est atteint est dit astigmatique. Dans le premier cas, la disparition du cristallin crée l'asligmatisme s'il ne préexistait pas, ou l'augmente s'il préexistait ; dans le second, elle peut corriger cet astigmatisme.

D'autre part, l'opération peut avoir donné lieu à une déformation de la cornée, propre également à produire de l'astigmatisme.

Il faut donc toujours examiner les yeux des opérés de cataracte dont la vision n est pas parfaite, au moyen des verres cylindriques et, le cas échéant, leur faire construire des veires convexes cylindriques appropriés. Ce point de vue est encore fort négligé aujourd'hui, et il faut le regrettefr.

5. En général, le déûcit de la réiraciion est suppléé : pour la vision aux distances éloignées, par des lenlilles convexes, piano-convexes ou ménisques, de 4 pouces de distance focale; pour les distances rapjn'ochées, la lecture et les travaux à l'aiguille, par exemple, par des verres d'un foyer de 2 pouces 1/2. Toutefois, il n'y a rien de fixe à cet égard, et chaque opéré de cataracte doit être examiné séparément, nn œil après l'autre, pour que l'nu et l'autre reçoivent le verre qui leur convient. Si, pendant cette recherche, on s'aperçoit que la vision ne répond pas à ce qu'on est en droit d'en attendre, il faut essayer les vcires cylindri(iues.

4. Kous avons dit que les verres convexes ne suppléent qu'incomplètement au déliiut d'accommodalion des yeux aphakiqnes. Cela est vrai d'une façon absolue. Un verre convexe placé à un denii-poucc de l'œil, dislance habituelle, ne periiiet

(|uc la vision dobjels iihicés à une distance fixe. Mais ou peut, au moyen de la plus simple dos manœuvres, retirer de son emploi d'autres services destinés à remplacer l'acconmiodation. Il sulfil, pour modifier la distance à la(|uelle les petits objels sont perçus, d'éloigner de l'œil le verre employé. Dans la position ordinaire, le verre est à environ un demi-pouce de l'œil , et les verres peuvent facilement descendre un ))once plus bas sur le nez. Si maintenant une personne, pour voir à dislance, a besoin de lunettes de 5 pouces 1/2 de foyer places à un demi-pouce de l'œil, le point de la vision distincte se trouve à 29", lorsqu'on recule les verres de 1/2", et à 17" d/4, lorsqu'on l'é oigne d'un pouce entier. Si des verres de 3 pouces de foyer, placés à un demi-pouce de l'œil, sont nécessaires pour la vision à distance, alors, en mettant les verres à un pouce, le point de la vision distincte sera à 22" ; en les mettant à 172", il en sera à loV2, et quehiues personnes lisent alors extrêmement bien. Ces données résultent des calculs de M. Donders.

Ainsi, un opéré de cataracte peut suppléer à son accommodation, en éloignant ses lunettes de son œil. Pour lire ou écrii e un instant, il lui suflit de déplacer, autant qu'd est nécessaire, les lunettes qu'il porte habituellement pour la vision à distance. 11 n'en doit pis moins, et pour plus de commodité, avoir une seconde paire de lunettes destinée à la vision des objets rapprochés, pour les travaux \\n peu continus.

5. Los montures des lunettes à cataracte doivent être mesurées avec un soin particulier, afin que les centres des pupilles correspondent parfaitement avec ceux des verres. Il faut se défier des montures de pacotille, ({uo les opticiens donnent trop négligemment à leurs clients.

Pour les lunettes destinées à la vision des objets éloignés, les verres doivent être dans une position sensiblement verticale, c'est-à-dire perpendiculaire à la direction de l'axe visuel d'une personne tenant la tête droite. Pour celles destinées à l'écriture ou à la lecture, ils doivent être inclinés légèrement, de façon à être parallèles à l'objet sur lequel le regard doit se fixer. Cette inclinaison peut s'obtenir, soit en donnant au cadre de la lunette une position permanente dans ce sens, soit au moyen d'une articulation qui permette au cadre de s'incliner au degré voulu, de sorte qu'on puisse à volonté porter en avant le bord supérieur des verres et leur bord inférieur en bas, tandis que les branches des lunettes restent iinmobiles. La ligne d'inclinaison ou les axes des verres doivent ibrmer un angle de 30° avec la direction horizontale que prennent les yeux pour regarder au loin. Les verres à cataracte destinés à la lectm-e doivent toujours être placés dans un cadre présentant cette inclinaison.

6. Quand un opéré s'éloigne du lieu où sa cataracte lui a été enlevée, il désire toujours être pourvu de lunettes convenables. S'il habite la campagne ou des endroits où il n'y a pas de bons opticiens, il n'est pas possible de les lui refuser. Il faut cependant lui recommander de ne s'en servir d'abord que pendant quelques séances com tes et df. ne les tenir à demeure ([u'après six semaines à deux mois au moins. Les verres n'" 472 et 272 sont ceux qui offrent le plus de chance de convenir : l'opéré devra être prévenu, néanmoins, ([u'iui nouveau choix pourra être fait utilement plus lard.

l'.Mii-.. - iMi', i.;r riiMi'.. iirr ii'|-.iii'i;uiii, 1.

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