‹ De la cautérisation des cavernes pulmonaires et des masses caséuses superficielles comme temps essential des pleurectomiesChapitre 13 sur 82 · CONTRE-INDICATIONS · texte numérisé non relu

CONTRE-INDICATIONS

Parmi celles-ci, les malades présentant des lésions tuberculeuses évolutives viscérales. (En général, toute lésion tuberculeuse de pronostic fatal en soi : granulie, dissémination étendue ou particulièrement grave) ou même localisée lorsqu'elle grève l’opération : (la tuberculose rénale unilatérale demanderait une néphrectomie pré-opératoire).

Par contre, l'existence des lésions pulmonaires évolutives ou bilatérales n’est pas une contre-indication absolue. Certains auteurs proposent de collaber par pneumothorax le poumon opposé évolutif en insistant toutefois sur la difficulté de ce collapsus lorsque le malade aura d’autre part une thoracoplastie totale et une paroi thoracique souple. Moxop a opéré une malade ayant «une grisaille

sous-claviculaire >» du côté opposé, sans pneumotho-

rax préalable.

Plus grave est ce qu’on a appelé «la dégénérescence amyloïde, Quoique ce diagnostic n’ait été souvent qu'une trouvaille d’autopsie et non une constatation clinique certaine, on a longtemps classé sous ce terme les manifestations terminales des pyothorax. En fait, on signalait ainsi qu’il existait une période à partir de laquelle le pronostic était définitivement àcheux, indépendamment des signes tuberculeux et sans doute sous l'influence de l’intoxication des viscères au cours des longs pyothorax. Nous verrons plus tard quelques précisions sur ce point. De toute manière, aucun auteur ne signale de test précis permettant de juger lPapparition de cette fatale période.

MaurEr et ROLLAND signalent la pariétite. La laryngite est comme toujours discutée, mais ce sont là des signes trop irréguliers pour tenir lieu de test suffi-

sants.

D'ailleurs, l’état du malade avant l’opération, permet déjà de deviner très empiriquement s’il pourra supporter facilement le shock, l’infection pariétale et l'augmentation momentanée de la purulence que provoque souvent l'opération. Cette marge de sécurité nécessaire explique sans doute que certains malades trop fatigués pour être opérés ont survécu

Iongtemps à ce refus.

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