NECESSITE DE LA PLEUROTOMIE
Premier temps : MAURER et ROLLAND, après avoir constaté quelques guérisons de pyothorax par ponctions ou lavages après thoracoplastie totale simple, voudraient tenter de laisser cette chance de guérison à leurs malades et proposent de « différer la pleurotemie » autant que possible après la- thoracoplastie (1).
Mais les auteurs insistent sur les risques que comporte cette technique :
1° Vomiques et ensemencements pulmonaires tuberculeux ou broncho-pneumoniques;
2° Ouverture du pyothorax dès le premier temps dans la plaie opératoire;
3° Infections multiples de paroi par ponctions au
trocart répétées {nous avons vu le rôle possible de
ces multiples infections de paroi dans la mise en évidence des pariétites. Signalons en outre que ces ponctions sont généralement espacées les unes des
autres, qu’elles affectionnent moins le point déclive
(1) Nous reviendrons sur cette question intéressante. Mais
nous verrons ce qu’elle devient à Châteaubriant sous la forme de
thoraco après aspiration discontinue.
que la pleurotomie et que celles de Vaisselle notamment entrent déjà dans le décollement pariétal du premier temps de thoracoplastie).
Les chirurgiens préfèrent donc une pleurotomie avec infection localisée (ALEXANDER) en un point choisi à l’avance, à ces multiples nodules dissémines sur la paroi thoracique qui finissent par devenir des contre-indications très nettes à toutes opérations
(voir traitement des pariétites par À. BERNOU).