LEGS, A
hélas, de preuves convaincantes, d’autres pensent que cette pachypleurite est surtout la marque de l’âge chez les pyothorax et en tirent parti pour demander des interventions précoces (ce n’est d’ailleurs pas exact, mais les pachypleurites précoces et
rapides ne gênent l’affaissement que tardivement).
L'AUTOMATISME OPERATOIRE
Personne ne pense en effet, chez les interventionnistes, qu'il est utile et sans danger de différer l’action chirurgicale. Soit qu’il craigne la pachypleurite ou toute autre complication, chacun presse le médecin de se désister rapidement en faveur du chirurgien; de là lécourtement de la période des lavages pleuraux et les doutes émis sur laspiration intrapleurale
en tant que perte de temps.
LES VIEUX PYOTHORAX
En fait, chacun se plaint à juste titre, dans Pétat actuel des choses, de se découvrir une invraisemblable clientèle de vieux pyothorax, fistulisés à la peau où dans les bronches, et remarquablement endurants à l’infection. Les interventions paraissent d'autant plus scabreuses et surtout d'autant plus stériles que l’âge du pyothorax est plus avancé. Chaque auteur insiste donc pour que les pyothorax lui soient envoyés plus tôt, sans qu'aucun toutefois précise les conditions qui rendent nuisibles l’entreprise de traitements tendant à différer l'intervention. Nous ver-
rons que cela tient, comme le montrera M. BERNOU,
Re
à l'absence d’éléments de classification des pyothorax (comme nous venons de le voir, ni l’état du malade, ni son pus, ni la forme de son pyothorax, ni aucun autre élément ne montre pourquoi telle méthode suffira à obtenir le succès avant telle autre). Lorsque M. BenNou aura découvert sur la plèvre viscérale les véritables éléments du pronostic des pyothorax, le
problème sera tout différent.
LA PLEURECTOMIE
On signale deux raisons qui militent en faveur d'une pleurectomie ‘après thoraco : 1° La persistance d'une fente sous-thoraco ; 2° l'impossibilité de sus-
pendre le drainage.
Les chirurgiens qui ont fait une thoracoplastie dans l’espoir de diminuer la poche s’estiment généralement satisfaits lorsque l’accolement pleural obtenu atteint un niveau suffisamment bas pour que l’omoplate ne soit plus en question. Malheureusement nous avons vu que la pachypleurite limite souvent cet accolement en haut. D’autre part, accolement n’est pas symphyse, et même s’il ne persiste aucune fente visible à la radio, une injection de lipiodol intrapleurale montre souvent la persistance des fentes anciennes aussi hautes qu’au début. Il est donc optimiste de supposer que l’accolement est un test de guérison suffisant. Quoi qu’il en soit, la pleurectomie
agira ou tentera d’agir sur la totalité de la fente résiduelle.
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