AE |: SES TECHNIQUE
L’excision de la plèvre pariétale se fait à partir de l’orifice de pleurotomie. L’hémostase des temps de thoraco facilite l’opération. On cherche à suivre à partir de la base les limites de la poche pleurale en enlevant la paroi en totalité. La première difficulté consiste à ne pas laisser se créer sur les bords une «< marche d’escalier » qui empêcherait l’épiderme de progresser sur la plaie et de recouvrir la plèvre. La seconde, plus délicate, consiste à ne pas oublier le moindre trajet pleural et à tout bien mettre à plat. MouLis insiste sur ce point : « Les fentes pleurales dépassent même les prévisions des examens radiologiques au lipiodol. » Le choc opératoire est toujours important. Certains auteurs signalent une nette augmentation de la purulence immédiatement après l'opération, et il est certain qu’il y a pendant quelques jours augmentation des phénomènes toxiques. Pourtant, ISELIN insiste sur ce qu’il appelle la débilité cardiaque sans signes fonctionnels nets. Nous ver-
rons la part du médiastin dans ces troubles.
AVENIR DES OPERES
A partir de l’opération le malade est voué aux pansements quotidiens jusqu’à la cicatrisation complète de sa plaie. L’épiderme recouvre peu à peu la plèvre viscérale; les progrès sont très irréguliers : des semaines sans progrès, puis quelques centimètres carrés en quelques jours; de même la cicatrisation avance sans ordre apparent. Bornons-nous à signaler