‹ De la cautérisation des cavernes pulmonaires et des masses caséuses superficielles comme temps essential des pleurectomiesChapitre 29 sur 82 · LES FISTULES PERSISTANTES · texte numérisé non relu

LES FISTULES PERSISTANTES

2° Une surface plus ou moins grande résiste à l'épidermisation. Bien plus, cette surface n’est souvent que l’antre d’un trajet ou même d’un décolle-

ment non intéressé par la pleurectomie. Ces trajets

partent généralement de l’aisselle vers le sommet. Dans les techniques où les résections sont assez hautes en arrière, on a mieux l'impression que l'omoplate reste le couvercle protégeant ces trajets fistuleux; une injection de lipiodol dans ce trajet montre souvent aussi qu’il se prolonge jusqu’au sommet, ou du moins jusqu’au point le plus haut atteint avant l'intervention par le pyothorax lui-même. Mouris constate avec régularité dans ces cas qu’il existe des signes de communication broncho-cutanée dans la fistule. Cette remarquable constatation, malheureusement sans conclusion, reste la seule démarche qui tienne compte des travaux de M. BER- NOU établissant le rôle des perforations pleuro-pulmonaires dans les pyothorax.

Les diverses écoles américaines se sont livrées à des travaux très intéressants à signaler, quoique d'esprit différent du nôtre. En effet, sans voir les lésions superficielles du poumon ouvertes sur la plèvre viscérale, ils constatent cependant que le

retard à l’épidermisation vient de cette plèvre.

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