‹ De la cautérisation des cavernes pulmonaires et des masses caséuses superficielles comme temps essential des pleurectomiesChapitre 30 sur 82 · TENTATIVES DE REDUCTION DE LA SURFACE DE PLEURECTOMIE · texte numérisé non relu

TENTATIVES DE REDUCTION DE LA SURFACE DE PLEURECTOMIE

Les uns voudraient voir l’ampleur des pleurectomies réduite et cherchent le résultat (qu’apportera à M. BErNoù l'aspiration) dans une diminution relative des résections cutanées, notamment celles qui voulaient éviter la « marche d’escalier », puis dans un système de greffes (après la désinfection obtenue par la mise à plat) pour refermer la cavité de pleu-

= 49 = rectomie. Ces greffes consistent à inclure dans la plaie des lambeaux musculaires prélevés au voisinage (KIRSHNER, NISSEN, ALEXANDER, etc.) à décoller les bourrelets cutanéo-musculaires sur les bords, à les libérer de la paroi thoracique puis à les étaler devant la plèvre viscérale. On suture sur un drain. Cette technique laissant encore des fistules, on voit apparaître les premières tentatives d'intervention

directe sur la plèvre viscérale.

LA PLEVRE VISCERALE

ALEXANDER (The Collapse therapy of pulmonary tüuberculosis) cherche à exciter la plèvre par des scarifications avant la greffe. Ces scarifications permetiraient en outre d’obtenir une meilleure réexpansion du poumon engainé par la pachypleurite viscérale. L’atonie de la plaie lui paraissant une des causes du manque de symphyse avec la greffe. Il intervient même directement sur une fistule pleuro-bronchique qu’il a constatée sur la plèvre en l’excisant chirurgicalement avec le tissu voisin sur lequel, hélas, il ne donne pas de détails.

De toute façon, apparaît là peu à peu une certaine lumière sur le problème de la pleurectomie. Les auteurs signalent l’atonie de la plèvre après pyothorax, l’impossibilité de compter sur une symphyse ou une épidermisation facile, la persistance surtout de fistules rebelles à tout traitement. Les Américains

commencent à demander des interventions plus économiques.

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