LA PLEURECTOMIE : GAIN DE TEMPS QUAND LA DECIDER
La pleurectomie doit donc intervenir : 1° lorsqu'on a de fortes présomptions sur l'importance des lésions ouvertes sur la plèvre (lésions pulmonaires visibles au voisinage de la poche pleurale peu de temps encore auparavant malgré les autres traitements dont la thoraco. Fistule broncho-pulmonaire laissant régulièrement passer le lipiodol de la plèvre à la trachée, etc...).
2° Lorsque le drainage par l’orifice ancien de pleurotomie devient difficile. La symphyse réduit la poche pleurale à un simple trajet, ce qui explique que le drainage soit de jour en jour plus délicat. Le moindre raccourcissement de drain inopportun peut amener en amont un rétrécissement irréductible (observation n° 8).
La pleurectomie sur le trajet mal drainé permet de redresser ces fautes de draïinages et d’intervenir de plus sur les lésions mises à nu (une simple pleurotomie, outre qu’elle est terriblement difficile sur ces trajets étroits, ne serait guère moins choquante et laisserait suppurer quelque temps encore le trajet ancien infecté). Dans les cas étudiés plus loin où la pleurectomie est malheureusement imparfaite (vers le sommet) elle a au moins l'avantage de permettre une meilleure aspiration par les trajets 1ésiduels; une des causes d’échec de l'aspiration à ne pas oublier étant justement la longueur excessive de certains trajets pleuraux.