‹ De la cautérisation des cavernes pulmonaires et des masses caséuses superficielles comme temps essential des pleurectomiesChapitre 39 sur 82 · L'INDICATION DE CHOIX ET L'ASPIRATION QUI TRAINAIÏLLE · texte numérisé non relu

L'INDICATION DE CHOIX ET L'ASPIRATION QUI TRAINAIÏLLE

On avait pourtant été trop optimiste ; si chaque nouvelle expérience renforce l’opinion qu’on se faisait de excellence de l'aspiration sur les phénomènes d’origine pleurale, et même sur la symphyse, l’action de l’aspiration sur les lésions pulmonaires de surface est beaucoup plus capricieuse. On s’en douterait facilement d’ailleurs en voyant l’extension littéralement énorme de ces lésions dans certains cas.

OBSERVATION N° 13. — « Au cours de l’opération, on découvre sur la surface pleuro-pulmonaire, une caverne

largement ouverte à la paroi et profonde de 15 mm. environ. Plusieurs perforations sont visibles au fond

de ce cratère. Un peu plus bas, sur la plèvre, on aperçoit un nodule caséeux creusé égalemnt d’une perforation. »

OBSERVATION N°14: -—" «La pleurectomie révèle l'existence d’une plèvre gravement infectée, nodules et placards caséeux multiples, nombreuses perforations pleuro-pulmonaires à manifestations intermittentes, apparition de bulles, de goutelettes de pus, de fragments vermicellés de caséum riche en BK. »

On comprend donc que la symphyse se trouve arrêtée au voisinage immédiat de ces lésions et qu'après d'énormes et rapides progrès, l'aspiration marque le pas. Nous avons vu ce cas se produire de multiples fois. Quoique M. BERNOU ait refusé de voir là un échec, une limite de l’aspiration intrapleurale (et cela avec d'autant plus de raison que rien ne le renseignait sur la valeur des lésions qu’une pleurectomie ferait découvrir, et d’autant plus d'espoir que sa persévérance avait été souveni récompensée) il était amené à se demander si la pleurectomie ne représenterait pas cependant un gain de temps sur ces aspirations dont la durée était imprévisible et déjà si longue (de 12 à 30 mois dans ces cas rebelles). Il s'agissait d’ailleurs toujours de malades dont la ou les perforations, quoique devenues intermittentes, se manifestaient cependant régulièrement malgré l'aspiration.

Nous insistons à nouveau sur l’absence de critères absolus permettant d'imaginer l’état de la plèvre et du poumon autour de la perforation. Si cet état était connu, le problème serait infiniment plus simple.

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