‹ De la cautérisation des cavernes pulmonaires et des masses caséuses superficielles comme temps essential des pleurectomiesChapitre 43 sur 82 · A) QUELS SONT LES MALADES CONDAMNES · texte numérisé non relu

A) QUELS SONT LES MALADES CONDAMNES

Jusqu'ici nous avons vu les divers auteurs se préoccuper de savoir quels étaient les malades inopérables, c’est-à-dire incapables de supporter le choc d’une thoraco ou d’une pleurectomie importante. Depuis l’aspiration, qui ne provoque aucune fatigue nouvelle, il s’agit de reconnaître avant tout les malades définitivement perdus, quelle que soit l’aide qu’on puisse leur apporter.

Il existe bien en effet dans les pyothorax une période à partir de laquelle le pronostic est définitivement sombre. Les uns, s'appuyant sur des conclusions d’autopsies, parlent de dégénérescence amyloïde, provoquée par la durée de la purulence, mais ce diagnostic n’a jamais été fait en clinique. D’autres invoquaient la présence de complications que nous savons maintenant n’être plus automatiquement terminales : telles la pariétite, la pleurite caséeuse pneumolysante de Derscheid et Toussaint, et les autres localisations tuberculeuses telles que la laryngite, etc., tant qu’elles ne signent pas une généralisation. En effet, nos malades condamnés, s’ils résistent au choc opératoire, meurent généralement de généralisation de leur tuberculose. [1 nous paraît donc que le seul pronostic fatal puisse être porté sur une nouvelle localisation mortelle de la tuberculose ou sur un signe certain de généralisation (ce sont surtout les

pyothorax malins de MM. BERNOU, FRUCHAUD et D’'HOUR).

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