C) LES ECHECS DE L'ASPIRATION ET LA PLEURECTOMIE
Nous n’avons pas l'intention de revenir sur les difficultés que présente la conclusion d’une aspiration. Nous avons vu que c'était là l'indication de choix de la pleurectomie.
Nous voulons parler des échecs au départ, lorsque l'aspiration ne tient pas et qu’elle n'apporte aucune
amélioration.
DR Se
Il s’agit en général de perforations larges, chez de
grands malades.
1° Le malade n’est pas perdu : et notre expérience actuelle de laspiration exige que nous persévérions dans notre tentative coûte que coûte, en employant la trompe à eau au besoin pour maintenir un courant d’air intrapleural en dépression pendant des mois jusqu’à ce que le malade ait retiré un bénéfice satisfaisant de ce traitement et que lintervention ne comporte aucun risque spécial. Intervenir d’abord présente un danger plus grand et ne représente
jamais un gain de temps.
2° La seule intervention justifiée est la thoracoplastie pour affaisser le parenchyme voisin de la perforation et tenter de favoriser ainsi son occlusion. Cette intervention sera tentée dès qu’elle ne présentera plus de risques excessifs.
3° La pleurectomie, au contraire, ne peut rien faire à cette époque; elle représente un choc opératoire inutile, elle sera affreusement mutilante. Bien plus, et c’est là le point important, elle aura moins d'action sur la lésion pulmonaire superficielle que n'en a l'aspiration. Par conséquent elle ne représentera même pas un gain de temps.
4 Nous ajouterons que les malades dont la perforalion refuse de se masquer même momentanément pendant des mois et dont le poumon ne subit aucune réexpansion sont généralement des gens qui micux étudiés entreraient dans la catégorie des gens condamnés.