‹ De la cautérisation des cavernes pulmonaires et des masses caséuses superficielles comme temps essential des pleurectomiesChapitre 59 sur 82 · PAU · texte numérisé non relu

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nous connaissons et que nous rapprochons des réactions tuberculiniques sont, à choc égal, moins brutales. Faut-il accepter les théories américaines (Coryllos), qui font de la richesse en oxygène: environnante la condition sur le plan physiologique de l'augmentation de virulence du B. K. ? Cette théorie se rapprocherait de celles qui veulent expliquer le mécanisme de l’action de l’aspiration ou de celles qui redoutent la mise à plat de plaies tuberculeuses. Bornons-nous à signaler qu’il s’agit de phénomènes très fugaces et que ces raisons ne le sont guère ; pourtant il existe certainement un remaniement lésionnel dans les jours qui suivent l’intervention. Nous y reviendrons très longuement, Ce remaniement paraît souvent heureux, mais quelquefois il est fâcheux et nous allons décrire la forme la plus terrible qu’il puisse avoir sur le plan pleuropulmonaire (en négligeant toutes les évolutions purement pulmonaires et les généralisations post-

opératoires possibles) :

PLEUROLYSES POST-SYMPHYSAIRES

DERSCHEID et TOUSSAINT ont décrit une pleurite caséeuse pneumolysante, affection grave aboutissant à la fonte caséeuse des deux plèvres et des adhérences qu’elles peuvent comporter. VICAIRE, dans une thèse inspirée par M. BERNOU, a recherché tous les cas connus de pleurolyse post-symphysaire. Il a conelu qu’il ne s’agissait ni d’une affection rare, ni

d’une symptomatologie unique à pronostic inva-

riable. Il a décrit, en dehors de la maladie de DEerscHEID et ToussanT, plusieurs formes cliniques dont la caractéristique est d’une part l’aspect localisé de la pleurolyse, d’autre part la fréquente guérison grâce à l’aspiration.

Après une pleurectomie, les pleurolyses partielles sont possibles et même assez fréquentes si on note avec attention les petits décollements pleuraux sous les bords de la plaie, malgré les précautions prises pour obtenir une bonne mise à plat (d’ailleurs réalisée le jour de l'opération). Pourtant elles n’atteignent que très rarement une envergure importante. Dans ce cas, il s’agit de très larges décollements pleuraux qui intéressent souvent toute la région symphysée par l’aspiration pré-opératoire, mais qui peuvent également intéresser la zone symphysée avant le pneumothorax lui-même. Cette pleurolyse post-symphysaire s'accompagne de fonte pleurale caséeuse intéressant les deux parois du pyothorax et mettant souvent à nu sur la plèvre viscérale des lésions pulmonaires tout à fait inattendues (sur la paroi on a souvent aussi des lésions de pariétite). Le pronostic de cette affection n’est pas nécessairement fâcheux. Comme nous le verrons la plèvre peut guérir, sauf là où le poumon malade affleure. Des interventions directes sur ces points combinés à une reprise de l’aspiration lorsque l’orifice de la pleurectomie s’est un peu comblé suffisent pour éviter la

catastrophe que certains estiment inséparable de la pleurolyse.

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