‹ De la cautérisation des cavernes pulmonaires et des masses caséuses superficielles comme temps essential des pleurectomiesChapitre 71 sur 82 · RÉSULTATS ÉLOIGNÉS · texte numérisé non relu

RÉSULTATS ÉLOIGNÉS

Il est trop tôt pour fournir une statistique intéressante; pourtant, si nous regardons les quelquse observations complètes que nous possédons, nous nous apercevons aussitôt que le succès total ne dépend pas tellement des cautérisations elles-mêmes que de la valeur de l’accès dont elles bénéficient sur la lésion.

SI LA LÉSION PLEURALE RESTE COMMODÉMENT ACCES- SiBLE, les cautérisations sont généralement efficaces,

sans que leur nombre et leur durée puissent être préjugés. Les échecs viennent de l'intolérance du malade. Cette intolérance est le plus souvent de pronostic fâcheux. Les retards viennent non seulement de l'importance des lésions, mais surtout d’un retard à leur découverte.

SI LA LÉSION N’EST PAS FACILEMENT ACCESSIBLE, les cautérisations deviennent techniquement médiocres

et trainent en longueur.

PLEURECTOMIES ET CAUTÉRISATIONS SANS THORACO PRÉALABLE .

Nous avons déjà signalé que certaines pleurectomies avaient été exécutées à Châteaubriant a minima, c’est-à-dire après aspiration, mais sans thoraco préalable. On est donc en droit de se demander si le collapsus lésionnel est nécessaire pour obtenir la guérison dans tous les cas. Il est certain que les observations que nous rapportons de cette technique particulière ont été choisies dans les cas où le poumon ne donnait aucun signe permettant de le croire atteint par un processus actuellement évolutif : lexpectoration était nulle ou non bacillifère depuis très longtemps ; les images radiologiques, même tomographiques, n’étaient pas suspectes ; rien ne permettait d’affirmer la participation pulmonaire. Pourtant il ne faut pas se payer de mots : tous ces signes sont négatifs; la présence certaine d’une lésion pleuro-pulmonaire signée par l’existence évidente d’une communication pleuro-bronchique telle que celles signalées dans chaque observation et nécessitant la pleurectomie, montre bien que dans chaque cas le poumon n’était jamais indemne de

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