‹ De la cautérisation des cavernes pulmonaires et des masses caséuses superficielles comme temps essential des pleurectomiesChapitre 73 sur 82 · CAUTÉRISATIONS DE LÉSIONS PULMONAIRES SANS PYOTHORAX PRÉALABLE · texte numérisé non relu

CAUTÉRISATIONS DE LÉSIONS PULMONAIRES SANS PYOTHORAX PRÉALABLE

Les succès remportés dans les cautérisations des plaies tuberculeuses pleurales ont amené M. BERNoU à tenter d'étendre cette méthode à d’autres lésions tuberculeuses pulmonaires indépendamment du pyothorax. Les premières qui ont retenu son attention sont les pneumothorax extra-pleuraux malheureux, c’est-à-dire abandonnés par leur créateur après transformation purulente par perforation accidentelle ou spontanée des lésions pulmonaires initiales. Ces extra-pleuraux comportent deux parties : une lésion pulmonaire tuberculeuse et une fusée purulente très capricieuse qui peut se fistuliser très simplement sur la cicatrice opératoire ou qui peut emprunter des trajets très originaux vers l’abdomen, le médiastin, le cou, etc Si rien n’explique anatomiquement en effet la création d’une poche extra-pleurale limitée, c’est qu’elle ne supporte sans diffusion qu’un contenu stérile. La moindre trace d'infection peut mettre en évidence l’absence d’étanchéité anatomique par des décollements inattendus et d’ampleur imprévisible.

Pourtant, comme pour le pyothorax normal, M. BERNOU a montré que le facteur de permanence et même de gravité restait pulmonaire, de là le désir de se faire jour sur la lésion initiale. Les observations que nous rapportons montrent qu'il n’y a là aucune difficulté spéciale lorsque l'aspiration a réduit les poches extra-pleurales. Pourtant les lésions de pariétites sont, semble-t-il, plus marquées que dans le pyothorax et surtout d'évolution plus autonome. On trouve en effet des suppurations qui paraissent éternisées par de simples abcès caséeux pariétaux. Nous avons pu voir à Châteaubriant quelques extrapleuraux guéris à la fois de cet accident thérapeutique et de leur lésion pulmonaire initiale.

Remarquons aussi que la technique nouvelle des aspirations endo-cavitaires pourrait donner prétexte à l'avenir à se donner jour sur la paroi endo-cavitaire pour peu que le drain, si facilement introduit, ne puisse plus être retiré. À ce sujet, nous nous bornerons à signaler que le problème de l'aspiration reste bronchique : l’expérience de Châteaubriant, sur les pyothorax, que nous venons de rapporter, prouve en effet que la guérison définitive d’une poche pleuro-pulmonaire infectée dépend uniquement de la valeur de l’obturation de ses bronches de drainage. Si l'obturation est définitive, la guérison du pyothorax est facile, si l'obturation n’est qu’une fermeture momentanée sans cicatrisation réelle, le pyothorax persistera. Il est vraisemblable que le problème des aspirations endo-cavitaires est identique. Nous

ne pensons pas, pour notre part, que l’aspiratior

seule permette régulièrement à chaque expérience un retrait du drain facile : il est d’ores et déjà prévisible qu’il faudra quelquefois se faire jour sur les bronches de drainage pour les obturer par cautérisation.

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