‹ De la caution judicatum solviChapitre 83 sur 273 · DE LA PROPRIÉTÉ AUX PREMIERS TEMPS DE ROMB · texte numérisé non relu

DE LA PROPRIÉTÉ AUX PREMIERS TEMPS DE ROMB

Il est difficile de déterminer d'une façon exacte les lois adoptées par les peuples primitifs et de percer l'ombre qui couvre leurs institutions. L'histoire qui pourrait aider dans les recherches, se perd le plus souvent dans la description de fictions conservées parla tradition orale. Elle ne nous donne que des vérités mutilées entourées de détails dus à l'imagination et dont il faut faire abstraction pour découvrir ce qui existait.

Cette ombre règne sur l'état ancien de la propriété comme sur les autres points. L'individu eut-il primitivement un droit propre sur les choses ou ce droit fut-il collectif? C'est ce qu'il est difficile d'établir. Les savants ne sont pas d'accord. Les uns pensent que la terre appartint d'abord à tous et quelle ne fut divisée entre les tribus et entre ks individus que pour un temps déterminé, un an par exemple; ella devait ensuite retourner

à la œllectivité (1). D'autres n'admettent pas le fait primitif de la communauté des terres (2). Nous ne prendrons pas parti dans cette discussion générale, ce serait sortir de notre sujet. Mais nous chercherons à déterminer quel fut le caractère de la propriété aux premiers temps de Rome.

Denysd'Halicarnasse, Varron, Festus, Pline, nous fournissent, sur ce sujet, des témoignages du plus grand intérêt et sur la sincérité desquels on ne peut avoir do doute.

D'après Dcnys d'Halicarnasse, Romulus divisa en dix curies ou phratres chacune des trois tribus ou phyles qui composaient la population et partagea le territoire en trente lots. Il assigna par le sort un de ces lots à chaque curie, après avoir réservé une part pour les frais du culte et une autre pour le domaine public (3).

. Varron constate à deux reprises la même tradition : « Ager Romanus primum divisus in par tels tris, a quo tribus appellata Tatiensium, Ramnium,Lucerum » (4). « Bina jugera quod a Romulo primum divisa diœbantur virititnque quod hœredetn sequerentur, hœredium appellarunt. »

Nous trouvons dans Festus et dans Pline l'Ancien, la mention de ce mesurage primitif du domaine romain. « Centariatus ager y in ducenta jugera definitus, quia Romu-

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