Varron. — Dere rustica, lib. I
lus centenis civibtis, centena jugera tribuit» (1) « £ina tune jugera populo Romaiio satis erant, nullique majorent modum atlribuUi> (2).
On peut, en argumentant sur ces textes, dire qu'avant la foûdatiofk de Rome ta propriété du sol fut commune à fous. L'histoire nous apprend^ en effet, que la tribu qui prit possCvSsion du territoire où la ville fut fondée, n'était pas une colonie d'émigrants venant de loin et s'établissant par droit de conquête, mais un groupe qui depuis longtemps habitait Tltalie. Romulus fit cesser Tétat d'indivision des terres et attribua à chacun de ses compagnons une mesure égale.
Après le partage fait par Romulus, la propriété privée exista, mais l'idée primitive du droit de la communauté ne disparut pas complètement. Les premières ventes se rapprochèrent de la cession d'un simple usufruit, elles furent compliquées et difficiles. C'étaient des actes auxquels prenaient part non seulement le vendeur et l'acquéreur, mais aussi les autres membres des tribus intéressées à l'opération.
Cette publicité des ventes, nous la trouvons dans presque tous les pays, à l'époque où cesse la copropriété du sol et en tout cas lïnaliénabilité (3).
A une époque très reculée, l'aliénation n'était valable dans l'Inde que si le consentement des habitants du lieu, celui des parents, des voisins et des héritiers était donné à l'acte (4).