‹ De la cavalerie dans le passe et dans l'avenirChapitre 4 sur 6 · ESI · texte numérisé non relu

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Les deux escadrons de tête se portent en avant, en prenant entre eux l'intervalle voulu; les autres déboîtent par des changements de direction et arrivent rapidement sur la ligne.

Tous ces mouvements s’exécutent aux allures vives ; c’est une règle générale.

Les commandants d’escadron font seuls les commandements d’exécution ; les officiers de peloton se contentent d’indiquer à leurs hommes a direction à suivre par un avertissement de la voix ou du geste ; aussi un grand silence règnet-il dans les manœuvres, à rencontre de ce qui se passe chez nous.

Mouvement dis masses. — Les mouvements des masses ne sont pas plus difficiles. Le régiment ne se forme en masse que s’il se trouve dans l’une des trois positions suivantes:

En ligne de colonnes, ou en colonne simple, ou en colonne double.

En régiment en masse doit-il être porté en

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avant, on lui fait reprendre Tune de ces trois formations, à moins qu’il ne s’agisse de gagner un peu de terrain en avant ou sur les flancs; dans le premier cas, une marche directe suffit; dans le deuxième, le déplacement s’exécute par un mouvement de flanc ou par la conversion successive de chaque escadron.

Charge . — Ralliement. — Le règlement se termine par une longue instruction surla charge, sur le ralliement auquel on attache la plus haute importance. Nous avons déjà signalé ce fait, en regrettant que l’ordonnance de 1829 ait semblé si peu s’en préoccuper.

j Evolutions de ligne. — Aux évolutions de ligne, on retrouve la même simplicité de manœuvres avec la même rapidité d’exécution. Il n’y est question que d’une seule brigade, parce qu’en Autriche, les brigades étant placées l’une derrière l’autre, il en résulte que les mouvements de plusieurs brigades réunies doivent toujours être indépendants, et que, par conséquent, il ne peut y avoir de commandements d’ensemble. Le général qui commande donne lui-même ses ordres aux généraux de brigade ou les leur fait transmettre par des aides de camp.

La brigade se compose de deux régiments, si c’est de la cavalerie légère; de trois, si c’est de la grosse cavalerie, deux régiments de grosse cavalerie et un de cavalerie légère ; celui-ci est destiné à éclairer et à fournir les détachements.

afin que les deux autres se trouvent intacts au moment de l’action.

Dans les brigades légères, le service des détachements ne doit être fait que par un seul régiment, l’autre devant rester au complet.

Les régiments d’une brigade légère sont considérés comme les deux divisions d'un même régiment et Opèrent, par conséquent, d'après t tous les principes de l’école de régiment; on voit de suite quelle simplification on peut ainsi obtenirs.

Il en est de même dans la brigade de grosse : cavalerie, où le régiment léger se forme toujours en deuxième ligne; il suit les mouvements de la première par la voie la plus courte et manœuvre comme un régiment isolé.

Quelquefois cependant les régiments d’une même brigade prennent des formations ou des dispositions différentes ; le génénal les indique aux colonels, qui exécutent alors chacun pour leur compte, à moins qu’un commandement spécial n'indique l’ensemble du mouvement, comme cela a lieu dans la formation des échelons, dans le déploiement de la colonne double de brigade où les régiments sont chacun en colonne simple à l’intervalle réglementaire de vingt pas.

Si une brigade est en colonne double ou en ligne de colonnes, et qu’il s’agisse de la déployer pour charger, on fait prendre souvent à l’un des régiments une position de flanc par les com-

mandements suivants: Brigade... (c’est le commandement d’avertissement) ; — deuxième régiment, en avant en bataille ci gauche; — premier régiment , flanc offensif, tête de colonne demi-àd roi te.

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